Les manifestations, la grève et les étudiants.

Depuis le début de la grève, je résiste à la tentation de commenter quoi que ce soit.

J’ai, moi aussi été étudiante. Chaque sou que je faisais comptait . Mes parents n’ont pas payés mes études, ni mon appartement et ni ma bouffe. J’ai débuté mes études en Ontario. Puis le coût plus élevé de la vie à Ottawa m’a décidé à déménagé au Québec même si j’ai dû retourner au cégep plutôt que l’université.

Après mes études, un DEC en finance et plus de 22000$ de prêt étudiant à rembourser j’ai travaillé, je me suis perfectionné, j’ai fais mon CCVM. J’ai eu la chance de perfectionner mon anglais en habitant en Ontario.

Je n’ai peut-être pas eu le parcours le plus facile. Aujourd’hui je travaille en finance, avec des collègues ayant tous des bac, des CFA, des MBA. Je travaille fort encore aujourd’hui pour terminer mon BAC à temps plus que partiel. C’est mon souhait le plus cher.

Je pourrais être de ceux et celles qui souhaite voir le gel des.frais de.scolarité, je pourrais être celle qui appuie les étudiants dans cette grève qui prend des proportions ridicules.

Il n’en est rien. L’éducation c’est ce qui est le plus important à mes yeux après la santé.

Mais on oublie que tout a un coût et que rien n’est gratuit dans la vie. Si ce n’est pas moi qui paie, ça sera quelqu’un d’autre. Et indirectement c’est aussi tout le monde qui finit par payer: si c’est le gouvernement ce sont nos impôts, si ce sont les étudiants ce sont eux qui auront une moins grande dette sociale dans 20 ans. Une éducation ce n’est pas une dette, ce n’est pas une dépense, c’est UN I-N-V-E-S-T-I-S-S-E-M-E-N-T !

Si vous ne mettez pas d’argent de côté pour votre retraite, est-ce que la société doit vous payer un condo de luxe à 65ans?

Le vrai débat est de savoir jusque ou la société doit payer.  Avons-nous les moyens?  Doit-on continuer à s’endetter en tant que société et continuer de faire comme si de rien n’était?

Ça ressemble étrangement à ce que les ménages font: un surendettement.  Les gens veulent tout, tout de suite.  La tête dans le sable, on paie plus tard.

L’éducation c’est notre avenir personnel qui est en cause, c’est notre chance d’avancer et de pouvoir s’investir pendant plus de trente ans dans notre profession.

La hausse des frais de scolarité n’est pas une hausse pour faire chier le peuple.  La hausse est une réalité des coûts qui doivent être assumés pour le fonctionnement de notre système d’éducation.

Je ne dis pas qu’il n’y a pas de failles.  Il y a surement des moyens de réviser l’allocation des dépenses et des investissements, de mettre en place des comités de surveillance, de demander l’avis de la collectivité face à certains investissements.

Poursuivre le gel des frais de scolarité c’est choisir de se mettre la tête dans le sable, de croire en la pensée magique que tout se paie par le saint-esprit.

Travaillant au centre-ville, j’ai vu les manifestants des derniers jours dans les rues.  Ces manifestants ne sont pas l’image des étudiants.  Ils sont davantage l’image de voyous bien heureux de pouvoir manifester une haine contre la société en général en se défoulant devant les caméras à coup de « finger » et de grimaces à qui veut bien les regarder.

Dire que le gouvernement pousse à cela est peut-être une bifurcation des accusations à qui cela devrait revenir: les médias.

Aujourd’hui tout le monde cherche son moment de gloire et quand les caméras sont là, trop fiers d’attirer l’attention, les gestes inopportuns se poursuivent.

Le vrai mal ce n’est pas la hausse des frais de scolarité; c’est ce besoin viscéral d’une société en manque de se faire écouter, de se faire entendre et respecter.

Mais pour se faire respecter, il faut savoir respecter les autres…

Je me sens à contre courant de dire que le gouvernement Charest est peut-être un des meilleurs gouvernements que nous puissions avoir eu.  Tenir tête à la hausse des frais peut avoir un effet anti-populaire.  C’est pourtant un choix éclairé qui n’est pas abusif.

Faut arrêter de croire que tout nous est dû, que tout est gratuit.  Il faut réaliser que dans la vie, il faut travailler pour obtenir ce que l’on veut, qu’il faut des sacrifices.  Il faut sortir de son petit nombril individuel pour avoir une vision plus grande, à plus long terme.

Depuis le début, la seule chose qui me vient en tête c’est que j’ai l’impression d’assister à une génération de bébé gâté qui ne se sont jamais fait dire non pour rien.  Ben c’est ça la vraie vie: on ne peut pas tout avoir et il faut parfois accepter un NON comme réponse!

Pensez-y bien et vous m’en redonnerez des nouvelles!

Les enfants et la technologie

Ce texte s’avère être un texte d’opinion qui est non fondé sur des faits et études.  Je tenais à vous en aviser d’avance!  Je l’ai écrit dans le but de lancer un débat et de mieux comprendre.  Les échanges favorisent la pensée.

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Nos enfants seront nés avec la technologie dans leur biberon.  C’est un fait.  Ils n’auront pas connu la télévision en noir et blanc, ni se lever pour augmenter le volume ou changer les postes.  Ils utiliseront peu le dictionnaire et l’encyclopédie; préférant la recherche facile qu’offre internet.  Peut-être même ne liront-ils presque pas de livres (quoi que le plaisir de lire un vrai livre restera toujours selon moi!).  Peut-être auront-ils la chance comme je rêvais toute jeune de pouvoir étudier à l’école avec un portable.

Est-ce que la technologie changera leur façon de penser, d’analyser et de voir les choses?

Mais ma grande question existentielle en ce moment c’est à quel âge doivent-ils y être exposés?

Il y a quelques années, certaines amies refusaient que leurs enfants jouent à des jeux tel que Nintendo et Playstation.  Ce qui est arrivé c’est que ces enfants là ont vécu un certain rejet dans la cour d’école.  Alors que les autres enfants parlaient de jeux qu’ils avaient testés au cours de leur week-end, eux n’avait rien à dire sur la chose car ils ne connaissaient rien de tout cela.  Complètement néophytes au langage des autres.

Mon opinion dans tout cela repose toujours dans la modération.  Exclure nos enfants totalement face à la technologie c’est de les priver de communication avec les autres.  C’est de les isoler face à un courant de société qui est là non seulement pour perdurer mais pour évoluer.

Mais juste le mot modérément repose sur quoi?  30 minutes par jour? 1 heure par jour?

Car je n’ai pas peur d’avouer que l’on peut facilement devenir accro de la technologie!  Les jeux sont infinis, les interactions aussi et l’information que l’on y retrouve est facilement accessible.

Il y a non seulement l’ordinateur, mais aussi la télévision et le cellulaire multi-fonction.

Pour l’instant je préserve mon petit hom à trop d’exposition à la techno.  Interdit de jouer avec mon Ipod.  L’ordinateur est utilisé sur supervision (en regardant 2-3 videos pour enfants).

Grand débat, encore peu de données scientifiques valables pour vraiment voir les répercussions que cela peut faire à long terme.

Mais comme dans n’importe chose que l’on fait ou utilise, quand c’est fait convenablement, avec parcimonie tous les avantages ne peuvent être que bénéfiques.  Il faut savoir rester ouvert d’esprit face à ces grands changements qui, parfois peuvent nous faire craindre le pire.  L’humain n’est pas toujours à l’aise avec le changement!

Et vous, que pensez-vous de l’effet de la techno sur nos rejetons?

 

 

L’école à la maison – la déscolarisation

Cet automne je suis tombée sur une émission de radio qui parlait des enfants qui ne vont pas à l’école parce que les parents (souvent la mère) restait à la maison pour éduquer leurs enfants et leur donner leur formation à la maison.

À prime abord, j’ai eu tendance à juger négativement la chose.  Comment une mère de famille peut se transformer en enseignante, arriver à montrer à ses enfants tout ce qui peuvent apprendre à l’école?

Ces mères n’étaient pas sans éducation.  Elles étaient outillées; les enfants devaient passer les tests conformes du Ministère, elles avaient des critères à respecter.

Pour celles qui font ce choix, la décision est souvent prise sur le fait que les enfants auront un encadrement individuel où chacun avance à son rythme, où les enfants peuvent explorer davantage et apprendre davantage en faisant, par exemple, des sorties culturelles tel que d’aller au Musée, des expériences de la vie.

Vous trouverez une série d’articles intéressants ICI .

Je n’ai pas de problèmes que certains parents puissent penser que leurs enfants peuvent apprendre autant en recevant l’école à la maison.  Par contre je doute encore grandement de l’efficacité non prouvé sur le long terme et sur le futur de ces jeunes.

Non, tous les enfants n’ont pas besoin de devenir médecin, savant, chercheurs ou génie.  Certains décrocheront, certains feront un métier, d’autres des études plus poussées.  Chacun trouvera sa voix dans la vie.

Mais je me questionne sérieusement si ces enfants ne partent pas hypothéqués.  Dès que l’on sort d’un moule de société il ne faut pas se surprendre à frapper des murs quand vient le temps d’y retourner.

Il y a très certainement des lacunes dans notre système d’éducation.  Rien n’est parfait.  Mais je suis d’avis qu’ils faut laisser aux experts ce qu’ils ont à faire.  Les experts ce sont les enseignants, les éducateurs, les directeurs et tous les gens qui se trouvent dans le milieu de l’enseignement.  Toutefois, leur laisser à eux seul la tâche d’éduquer nos enfants est utopique.

Nous aimons nous faire prendre en charge généralement et c’est là que je trouve triste la constatation.  L’éducation et l’enseignement ne relève pas exclusivement au milieu de l’éducation.

C’est aussi la responsabilité de chaque parent de veiller à l’apprentissage de ses rejetons.  Il est possible de montrer à ses enfants des choses qu’il n’apprendra jamais à l’école.  C’est à nous de leur faire visiter des milieux éducatifs tel qu’une sortie au musée, s’asseoir avec lui pour faire une recherche sur quelque chose qui le passionne en dehors du cadre scolaire.  C’est à nous de lui donner le goût de découvrir, le goût de lire, le goût d’apprendre.

L’Homme est paresseux et s’il n’est pas poussé à avancer, il n’a pas de difficulté à rester statique à ne rien faire, à s’emmerder.

Ceci m’amène à la réflexion du syndrôme de la performance.  Est-il nécessaire que les enfants soient continuellement stimulés?  Ne peuvent-ils pas, de temps à autre, vivre comme des enfants?

À l’opposé de ceux qui sont dans le « vivre et laisser vivre » il y a ceux qui font des activités parascolaires à presque tous les soirs, qui ont des devoirs, des cours et sont continuellement avec la pression de performance sur le dos.  Laissez les enfants être des enfants avant de devoir devenir des adultes stressés et performants!

L’école à la maison ne sera jamais pour moi.  Je suis persuadée que je passerai à côté des étapes importantes dans l’apprentissage de mon enfant.  Il y a aussi des choses à l’école qui ne s’apprend qu’à l’école et qui ne pourrait être vu si je faisais l’école à la maison tel que la vie de groupe, la socialisation, la négociation, l’interaction sociale, le respect des consignes de groupe, le travail d’équipe, l’échange, le partage, l’amitié.

Lorsque nous arrivons sur le marché du travail il faut faire face aux patrons exigeants, il faut se lever chaque matin, il faut suivre un horaire (généralement à moins d’être son propre patron!), il faut faire avec nos collègues sympathiques et moins sympathiques.

Tout cela, je ne crois pas que ça puisse s’apprendre en restant à la maison avec maman pour « apprendre ».  Bien sûr qu’il saura compter, qu’il saura lire.  Mais saura-t-il le faire aussi bien que selon la norme?

Je pense que la mère a un lien affectif trop biaisé pour être capable de déceler des anomalies d’apprentissages.

Non personnellement je ne crois pas que c’est rendre service à un enfant que de lui faire l’école à la maison.

Mais bon, ça, c’est mon humble opinion et je suis peut-être dans le champs.  Je reste ouverte à vos arguments.

 

Oseriez-vous faire « l’école à la maison » à votre enfant ?

 

la simplicité volontaire

Je ne pourrai pas dire que je suis un modèle de simplicité volontaire.  Ni une compliqué volontaire!  Je dois toutefois avouer que j’ai eu quelques réflexions sur le sujet dans les derniers jours.  Ou plutôt je réfléchis à la constante surconsommation que nous faisons.

Cette année je n’ai pas envie d’acheter de cadeaux de Noël.  Je trouve qu’on a trop de choses en général.  Tout le monde.  Pas juste moi.  Et je sais que nous n’avons pas tant de choses que cela; nous tentons de ne pas s’encombrer de trucs inutiles.  Pourtant, sournoisement au fil des ans nous accumulons tous des choses: vêtements, souliers, bibelots, vaisselles, bidules inutiles, CD, livres, DVD pour ne nommer que cela.

Avons-nous vraiment besoin de tout cela?

Mon pot de crème n’est pas à moitié vide qu’une envie qui sort de je ne sais où me dicte d’en essayer une nouvelle marque!  Un rouge à lèvre vient d’être acheté et porté 5 fois que déjà je regarde l’autre à côté.

Qu’est-ce que ces envies débiles de consommation?  Est-ce parce que nous ne faisons pas des choix assez avisés? Avons-nous accès à trop de choses?  Ne manquons-nous pas assez de l’essentiel?

J’ai peut-être trop de tout ce dont j’ai besoin?

Ces derniers jours, les magasins m’horripilent.  La cohorte de gens, la folie du magasinage me donne la nausée.

C’est pour quand le retour à de vraies valeurs comme juste le plaisir de se retrouver, de s’amuser, de passer du bon temps, d’être créatif avec ce que nous avons pour passer le temps des Fêtes?  Suis-je une trop grande idéaliste?  Est-ce utopique?

Je rêve encore… mais je ne suis pas seule.  Je le sais que je ne suis pas seule.  C’est juste que personne n’a encore osé le dire!

J’ai honte de ma surconsommation… mais j’y travaille.  Pourtant, je ne suis pas une méga consommatrice et je me trouve quand même raisonnable!

c’est pas normal

Je ne sais si c’est normal.  Non et je me le demande vraiment.  Comment ça se fait qu’il pleut à boire debout en décembre?

Vous allez me dire que c’est parce qu’il ne fait pas assez froid.

Bon point.

Mais s’il ne fait pas assez froid en décembre est-ce normal?

Je m’inquiète du sort de ma planète.  Parce qu’imaginez-vous donc que si elle va mal, je n’ai pas l’option d’aller ailleurs pour qu’elle se repose un peu…

C’est donc mon espèce qui est menacée.  Et bien d’autres aussi.  Peut-être qu’elle finira par guérir en se débarrassant des  humains.  Les humains c’est peut être un gros virus pour la planète dans le fond.

Concrètement je ne sais pas si ça va changer grand chose.  Pour ça faudrait que je ferme la douche quand je me savonne le matin, faudrait que j’utilise moins d’eau.  Faudrait que je maximise mes déplacements.  Faudrait peut-être que nous retournions à notre mode de vie d’avant avec une seule voiture.  Faudrait que j’arrête de gaspiller de la nourriture, faudrait que je fasse un effort supplémentaire pour le recyclage et que je fasse un bac à compostage l’été prochain.

Faudrait aussi que je consomme moins.  Utiliser au maximum ce que j’achète.  Faudrait que je pense à acheter usagé des fois.

Faudrait bien des choses mais si je suis seule, est-ce que ça va changer quelque chose? NON.

Je me demandais si ça vous tentait de m’aider.

C’est pour une bonne cause: c’est pour avoir de la neige comme avant en hiver.  Parce que j’ai peur du jour où je vais dire à mon fils ou mes petits-enfants : « moi dans mon temps à Noël nous avions de la neige » et de passer pour une vieille folle sénile!

Allez, un petit effort supplémentaire tout le monde.  Ça sera mon cadeau pour Noël.

Merci

La perfection à l’état pur

Ces derniers jours je traîne une fatigue qui ne me quitte pas.  Je manque d’entrain, d’inspiration, de volonté et d’énergie.  Étant plus tranquille j’observe davantage.  Je reste silencieuse et je regarde les ruches qui s’activent.  Je compare, je décortique, j’analyse.

Ce matin je me suis surprise à remarquer la perfection qui nous entoure.  Tout le temps.  La télévision nous bombarde de perfection, les magasins nous la présente partout, la publicité et les affiches aussi.  Les gens ont ce souci de perfection aussi.

Tenter de toujours bien faire, de faire mieux, de performer, de réussir à faire mieux voilà le lot de notre société.

Nous en sommes conditionnés de devenir et d’être des êtres parfaits.

Il ne s’agit pas seulement du classique « parent parfait »; il faut aussi le travail parfait, la maison parfaite, le ménage parfait, le blogue parfait, l’écriture juste, le bon mot.

La performance est mise à l’avant tout le temps.  Ne pas performer, ne pas arriver à une certaine perfection fait presque de nous des perdants.

Dans la vie il faut avoir des objectifs, il faut des projets, il faut faire les bonnes choses pour « avancer », il faut être au courant de ce qui se passe, il faut être au courant de tout.

Laissez-moi vous dire que l’imparfait me manque cruellement.  Alors j’ai décidé de prendre des vacances de mon travail pour le reste de la semaine.

Au menu: l’imparfait et le plaisir.  Je ne tenterai pas de tout faire à la perfection.  Je vais tenter de faire ce qui me plaît et d’y aller avec l’envie du moment.

Et svp, ne venez pas m’énerver avec vos éternelles besoins de perfections…

J’écris

Écrire est un art.  Tout le monde peut écrire.  Certains le font mieux que d’autres.  Depuis que j’écris sur mon blogue j’ai aussi découvert d’autres bloggeurs, d’autres écrivains, d’autres artistes.

Sans me dénigrer de quoi que ce soit, j’ai réalisé que j’écrivais bien mais que ça s’arrête là.  Rien de grandiose.  Rien de sublime.

Certains ont cette force de jouer avec les mots, de leur donner des doubles sens, de jongler avec eux comme de vrais  acrobates.

Ça me fascine.  Certains pourraient en être jaloux.  Moi je tombe en admiration tout simplement.

Dans les écrits nous retrouvons de tout:  beaucoup d’humour, des confidences, des libérations pour l’âme, des avis, des opinions, des réflexions, des dénonciations, des critiques.

Nous vivons dans une société qui a un besoin criant d’être écouté par qui veut bien l’entendre.

Écrire, voire blogger n’est-ce pas là une chance inouïe de s’exprimer et de croire qu’au moins une personne puisse nous lire?

Il m’arrive parfois de rêver à retourner aux études en littérature.  Que pour moi.  Que pour en apprendre davantage.  Que pour ma curiosité et ma propre satisfaction personnelle.  Mais en même temps je me connais trop pour savoir que je suis une autodidacte.  J’aime explorer un peu partout sans contrainte, sans directive.  J’ai une âme quelque peu délinquante dans ce sens.

Il faudrait que je me structure.  Mais je ne connais pas ce mot.  J’aime le désordre, l’anarchie, le coq-à-l’âne.

L’idée d’apprendre dans un moule me fait craindre de perdre mon individualité.  Ma peur d’être comme tout le monde.

Êtes-vous passionné des mots comme je le suis???

Philosophie de l’équilibre

Est-il possible de trop aimer?

Est-il possible de ne pas assez aimer?

Est-il possible de ne jamais se sentir assez aimé?

Est-il possible de se sentir trop aimé?

Peut-on être trop exigeant dans nos attentes?

Peut-on ne jamais avoir d’attentes?

Existe-t-il une réalité à nos fantasmes?

Existe-t-il un fantasme à nos réalités?

Être seul est-il catastrophique?

Ne jamais pouvoir se retrouver seul est-il sensé?

Être en couple est-il catastrophique?

Peut-on avoir trop d’amis?

Peut-on être trop seul?

Peut-on mourir de bonheur?

Peut-on mourir de peine?

Peut-on vouloir la paix?

Souhaite-t-on vraiment la guerre?

Peut-on vouloir le chaos total?

Peut-on vouloir un ordre absolu?

L’équilibre.  C’est l’équilibre qu’il faut dans tout pour vraiment être bien.

L’équilibre s »obtient avec le bonheur ou le bonheur s’obtient avec l’équilibre?

Appelez-moi Mademoiselle!

Quand j’avais 20 ans (eh misère ça commence mal quand on parle comme ça!), je vouvoyais tout le corps professoral du Cegep du Vieux-Montréal.

Je venais d’une école secondaire en Ontario et en Ontario on nous avait appris à vouvoyer les enseignants pour le respect et la hiérarchie j’imagine.

Moi j’aimais bien vouvoyez les gens.  Je trouvais justement que ça démontrait une forme de respect.

Sauf qu’au Cegep ça faisait capoter mes profs.  Ils me disaient constamment de ne pas les vouvoyer, de les tutoyer.  J’ai eu de la difficulté à perdre l’habitude du vouvoiement.  Les profs devaient avoir mon âge : 35 – 45 ans max.

Mais là, je les comprends.  Au bureau, je suis rendue une vieille.  En fait je suis une jeune « matante » parce que j’ai des vraies matantes dans mon bureau.  Des femmes qui n’ont pas plus de 10 ans de différence avec moi et qui ont l’air d’avoir 100 ans (de par leurs goûts autant vestimentaires, loisirs que conversations).

Sauf que les nouveaux arrivants sont dans la vingtaine, au début de leur carrière.  Et quand l’un d’eux vient me voir et me dit  » Madame, est-ce que vous pourriez m’aider » et bien JE CAPOTE!!!!

MOI une Madame?  Moi me faire vouvoyer?

Est-ce que je suis rendue là??????

C’est maintenant que je réalise pourquoi mes profs de CEGEP capotaient quand je les vouvoyaient! Pis moi qui voulait avoir l’air polie!

J’ai donc décidé de leur dire, non pas de me tutoyer mais au moins de m’appeler MADEMOISELLE! Pfff… franchement: MADAME…

Et puis c’est quoi vieillir?  Pourquoi cette peur absolue de vieillir?

Je crois que c’est parce que nous avons des images négatives de la vieillesse.  Moi j’en ai pas. En fait oui j’en ai mais j’ai aussi d’autres belles images encore plus puissantes qui font que je n’ai pas peur de vieillir.

J’ai peur de vieillir car je ne veux pas ressembler à la personne que j’ai mis dans la photo au début de mon billet.

Toutefois pour moi, j’ai un tout autre modèle en tête de vieillesse et ce sont ces images-là que j’ai en tête quand je pense à MA vieillesse à moi.

J’ai toujours été coquette, j’ai toujours aimé m’arranger, me mettre à mon avantage.  Ça ne changera pas avec les années.

Alors les voici ces quelques images inspirantes pour ma vieillesse:

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Ma vieillesse je la vois active, en forme.  Je me vois encore avec de beaux vêtements, pas des trucs quétaines; je me vois encore intéressé par les nouveautés;intéressée par ce que les jeunes font;  je me vois en train d’explorer ma vieillesse comme on explore notre jeunesse.

Ben pour ça va falloir que je me botte le derrière, en commençant à faire un peu plus d’exercices pour rester en forme.  Parce que je regarde mes parents sédentaires à 65 ans et ils ont l’air d’en avoir 80 ans!

Allez hop au vélo, au gym, à la natation, au tennis, à la marche, au jogging, au yoga et…. wow on se calme les moteurs! (Je pense avoir pris trop de cafés ce matin!

Moi j’admire des femmes comme Sharon Stone, Madonna ou Demi Moore qui ont l’air (sont) jeunes.  Parce qu’elles font des efforts (ok leur chirurgien aussi a peut-être fait un peu trop d’efforts!) mais ce sont des modèles sans pour autant vouloir me transformer en chick de 20 ans à 60 ans!

Comment percevez-vous la vieillesse?

AIMER

Je me suis souvent demandé ce que ça voulait dire d’aimer.  Aimer comme Amour avec le grand A.  Est-ce que ça existe vraiment?  Est-ce utopique d’y croire?

Je pense qu’on se croit tous capable d’aimer et c’est bien là le problème.  Aimer est un art qui n’est pas donné à tous.

Aimer c’est d’être capable d’être là pour l’autre, c’est d’être capable de sortir de soi pour aller vers l’autre.  Quand on aime vraiment on se fout de tout.  Tout ce que l’on désire c’est que l’autre soit heureux, on fait tout en son pouvoir pour le voir heureux(se).  On s’oublie.  On oublie presque qui nous sommes tellement l’autre a de la valeur à nos yeux, tellement l’autre est précieux.

Quand on aime, l’autre personne est notre moitié.  Nous voudrions lui donner un rein s’il le fallait.  Nous voudrions être là pour l’écouter, le supporter, l’encourager, lui donner toute l’énergie nécessaire en tout temps pour poursuivre même dans les moments les plus pénibles pour lui(elle).

Quand on aime, on a envie de donner la lune à l’autre, on a envie de lui dire, on a envie de l’embrasser, de le(la) coller, on a envie de la garder juste pour soi en la serrant dans nos bras, on a envie qu’il(elle) se sente bien en notre présence, qu’il (elle) veuille y rester.

Aimer c’est un don de soi.  Aimer c’est apprendre à se mettre de côté pour l’autre.  Aimer c’est d’être capable de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’autre soit bien.

Aimer c’est d’être capable d’empathie envers l’autre, capable de ressentir l’autre, ressentir ses émotions, ses états d’âmes.  C’est de tout faire pour son bonheur.

J’ai connu une fois un homme qui aimait profondément sa femme.  Sa femme était couchée dans le lit conjugal.  Elle criait.  Elle voulait boire.  Elle avait soif.  Elle était mal.  Elle avait la cyrose du foie.  Toute sa vie elle buvait.  Elle était alcoolique.  Elle a bien tenté de s’en sortir mais chaque fois elle retombait.

Lui il était là; près d’elle.  Il s’occupait de tout dans la maison, il s’occupait de ses deux filles.  Il s’occupait de sa femme avec toute la tendresse et tout l’amour qui pouvait passer dans le regard d’un homme.  Pourquoi?  Parce qu’il l’aimait vraiment.  Un peu comme dans le film avec Meg Ryan « When a man loves a woman ».

Quand on aime pas vraiment quelqu’un on se fout un peu de ce qu’il (elle) pense, on pense d’abord à soi, à nos envies, à nos désirs, à nos frustrations, à nos déceptions, à notre carrière.  On pense à ce qui nous importe.  On pense à tout ce que l’on a pas.  On pense à tout ce que nous voudrions pour nous.  On pense à ce que nous voudrions.

J’entends des couples qui sont ensembles depuis longtemps : 10 ans, 15 ans, même 20 ans (ben oui j’approche la 40aine donc il y a des couples ensemble depuis leur 20 ans).  Je me demande toujours pourquoi.  Comment ils ont fait.

Parce que la vie à deux ce n’est pas toujours la vie en rose.

Et bien, parce que malgré tout les aléas de la vie il y avait une chose: ILS S’AIMENT.  Ils s’aiment profondément.  Sans compromis (bon oui quand même!).  Au plus profond d’eux, une flamme persiste, elle danse.  Chacun d’eux tient à l’autre, au moins l’un d’eux est capable d’aller vers l’autre et de le soutenir quand ça va mal.  Il faut être fort pour ça.  Il faut être capable de se mettre de côté pour l’autre, pour lui(la) faire sentir importante.

Je pense qu’il faut avoir du vécu, de l’expérience, de la sensibilité et un grand contrôle de soi pour y arriver.  Il faut savoir être capable de sortir de soi, du don de soi.

Certains n’y arrivent juste pas.  Et ils n’y arriveront jamais.  C’est pour ça que leurs relations n’ont peut être jamais réussies.

Parce que pour AIMER, aimer vraiment il faut avoir la passion autant que certains ont la foi.

Pensez-vous vraiment aimer?  Il n’est jamais trop tard d’essayer…

Mais tout ça c’est ma théorie de l’amour… il y en a tout pleins!