Philosophie de l’équilibre

Est-il possible de trop aimer?

Est-il possible de ne pas assez aimer?

Est-il possible de ne jamais se sentir assez aimé?

Est-il possible de se sentir trop aimé?

Peut-on être trop exigeant dans nos attentes?

Peut-on ne jamais avoir d’attentes?

Existe-t-il une réalité à nos fantasmes?

Existe-t-il un fantasme à nos réalités?

Être seul est-il catastrophique?

Ne jamais pouvoir se retrouver seul est-il sensé?

Être en couple est-il catastrophique?

Peut-on avoir trop d’amis?

Peut-on être trop seul?

Peut-on mourir de bonheur?

Peut-on mourir de peine?

Peut-on vouloir la paix?

Souhaite-t-on vraiment la guerre?

Peut-on vouloir le chaos total?

Peut-on vouloir un ordre absolu?

L’équilibre.  C’est l’équilibre qu’il faut dans tout pour vraiment être bien.

L’équilibre s »obtient avec le bonheur ou le bonheur s’obtient avec l’équilibre?

La famille

C’est en revenant d’une épluchette de blé d’inde familiale que je réfléchissais sur ce qu’est la famille.

La famille ça veut dire tellement de choses.  La famille c’est un groupe de personne qui ont des similitudes.  Nous pouvons avoir une famille au travail, une famille comme étant un papa, une maman et des enfants, la famille élargie qui comprends les cousins , oncles, grandes tantes et j’en passe.  Une famille dans un domaine dans lequel nous nous retrouvons (troupe de théâtre, musique, équipe sportive).

Une famille c’est vaste.  Nous en avons tous une.  Même le plus démuni.  Une famille c’est un lien qui nous unit à quelque chose.

Et c’est justement ce quelque chose qui me fait réfléchir.  Qu’en est-il vraiment?

Est-ce l’amour inconditionnel? Le besoin d’un sentiment d’appartenance? Le besoin de savoir pourquoi nous existons?

J’étais assise tranquille pendant quelques minutes sans avoir à converser avec qui que ce soit hier.  J’observais tous ces gens qui parlaient (et dans ma famille ça jase pas à peu près!), tous ces gens qui avaient des ressemblances flagrantes entre eux; de la grand-mère au petit-fils.

Tout le monde avait l’air heureux de se retrouver, de se voir, de se parler.  Tout le monde était chaleureux, tout le monde voulait partager quelque chose.

Cette grande réunion familiale qui regroupait mes tantes, mes cousins et cousines, leurs enfants, leurs petits-enfants avait quelque chose de particulier.  Je ne saurai quoi dire.

Peut-être est-ce parce que je suis une des plus jeunes des cousins-cousines et que je vois toute l’évolution de MA famille.

Parfois je me suis demandé si je n’étais pas adopté.  Nous nous posons tous cette question un jour dans notre vie.  Même si on ressemble tellement à son père! J’ai souvent trouvé que je ne ressemblais tellement pas à ma mère mais ni à mon père – du moins pour le caractère (et pourtant, mon hom pourrait confirmer le contraire!). Ni à ma soeur ni à mon frère.  Mais dans les dernières années j’ai vu mes cousins-cousines plus souvent.  Et c’est là que j’ai réalisé que ma famille c’est la mienne.  Ils me ressemblent, nous avons des traits de caractères indéniables.

C’est quelque chose la famille quand même.

Même si je ne suis pas très « famille », même plutôt indépendante, savoir que j’ai une famille, qu’elle existe quelque part, ça me rend plus forte.

La famille c’est peut-être ça après tout : la force, la raison de notre survie…

Grandes réflexions en ce dimanche matin!

Tout ce que l’on a pas dit

Tout ce que l’on ne dit pas fini par mourir à l’intérieur de nous.  Je me suis toujours posé la question sur la pertinence des secrets.  Ma mère m’a raconté tellement de secrets.  Pourquoi appeler ça un secret si elle m’en parle?  Mais fallait jamais que j’en parle.  Chose que j’ai fais généralement.  Combien de fois elle m’a dit  » je te le dis mais ne le dis pas c’est un secret! » .  C’est pas elle qui aurait pu travailler pour la CIA!!!

Combien de fois je me suis tournée la langue avant de dire quelque chose?  J’ai cessé de compter …

Parce que je ne voulais pas blesser; je ne voulais pas choquer.  En fait la vraie raison c’est parce que j’ai peur de la réaction de l’autre.  Nous avons tous peur de la réaction des autres.  Je ne m’assume pas de ce côté là.

Pourquoi nous ne sommes pas capable de dire les vraies affaires?  Pourquoi faut-il faire semblant?  Pour ne pas choquer l’autre?  Pour ne pas provoquer une réaction non désirée?

Combien de fois avez-vous omis de dire ce que vous pensiez vraiment juste pour éviter la provocation, la chicane, la confrontation?

C’est bien plus facile de ne rien dire.  Un peu plus lâche aussi.

Ou c’est peut-être parce que nous n’assumons pas pleinement nos choix, ce que nous sommes vraiment?

Finalement, la C-O-M-M-U-N-I-C-A-T-I-O-N c’est vraiment compliqué.

Je ne comprends pas qu’on n’a pas encore de cours pour apprendre à bien communiquer dans notre beau système de l’éducation.  Ben oui ça serait pratique!  Imaginez tous les conflits que ça règlerait!  Pourrions-nous en diminuer le nombre de divorces et de séparations?  Pourrions-nous mieux gérer les guerres?

Ne pas dire ce que l’on pense c’est se vouer à couler, c’est se vouer à rester prisonnier de nos pensées.

J’lance ça comme ça dans les airs comme sujet.  Rien de préparé, rien de développé, pas d’analyse précise, pas de références.

Imaginez tout ce que vous n’avez pas dit:

-vous êtes peut-être passé à côté de la femme/homme de votre vie

-du travail de votre vie

– de l’opportunité de dire à l’être cher qui est parti trop tôt tout ce qui importait de lui dire

– de toutes ses occasions multiples ratés.

Pensez-y et aller donc dire ce que vous avez à dire.  Quitte à faire un fou de vous, au moins vous l’aurez dit!

La ligne de l’infidélité

Ça fait un bout de temps que je voulais écrire sur l’infidélité.

J’ai d’abord trouvé le sujet délicat.  Pour toute sorte de raisons.

Mais l’infidélité fascine.  N’êtes-vous pas les premiers à lire un début d’article en y voyant ce mot?

Personne n’est infidèle mais pourtant les chiffres disent autrement.  Et nous serions tous surpris de savoir que les statistiques sont quand même assez élevées.

Mais c’est quoi une infidélité?  Qu’est-ce que c’est pour vous?

La pensée d’une autre personne? Un flirt sans conséquence et sans contact physique? Ou comme Clinton : « une pipe ça ne compte pas comme une relation extra conjugale! », un baiser?

C’est quoi la vraie ligne qui trace l’infidélité?  Y a-t-il seulement une ligne?

Pardonneriez-vous une infidélité à votre conjoint?

J’ai lu beaucoup d’articles là-dessus.  Quelque part ça me fascine.  J’ai souvent voulu comprendre pourquoi les gens étaient infidèles.  Pourquoi il y avait des cocus.

L’infidélité chez la femme est différente de chez l’homme. 

La femme veut se sentir désirée, elle veut d’abord plaire.  Si une femme sent qu’elle ne plaît plus à son conjoint, qu’elle ne le fais plus vibrer, qu’elle se sent acquise, il y a un désir (conscient ou inconscient) de vouloir séduire.  Si le conjoint ne répond pas aux demandes répétées, il y a des chances que cette femme ait des envies de voir ailleurs.  Pour se faire séduire, se sentir importante, intéressante et valorisée aux yeux de l’autre.

Chez l’homme il semblerait que l’infidélité est plus complexe dans le sens que c’est plus souvent pour combler un besoin physique innassouvi (comme une partenaire qui ne veut pas faire certaines choses au lit, ou qui refuse les rapprochements ou que la quantité de relations soit insuffisantes) .  Il se peut aussi que le désir de vérifier s’il plaît encore soit présent aussi et que ce ne soit pas que physique.

Parfois je me suis demandée pourquoi l’être humain aurait besoin d’avoir une relation fidèle avec son conjoint.  Y-a-t-il des animaux qui soient fidèles?  Surement mais ce n’est pas la majorité.

Vous me direz que nous ne sommes pas des animaux.  C’est vrai.  Nous avons la capacité de réfléchir, d’analyser, de comprendre certaines choses.  Nous avons des émotions.

Ce n’est que moi et je me trompe peut-être mais j’ai pensé que cela pouvait venir de notre éducation religieuse et de la médecine.

Avoir plusieurs partenaires augmentent les risques de maladies.  Autrefois, guérir les ITS n’étaient pas comme aujourd’hui.  Être infidèle pouvait causer un problème de santé collective.  Les condoms et les médicaments ont réglés la situation d’aujourd’hui.

N’empêche les raisons qui poussent les gens à être infidèle sont nombreuses. 

Être infidèle c’est d’abord se mentir à soi-même.  C’est de refuser d’admettre que quelque chose ne va pas.  C’est de refuser de trouver des solutions et de travailler sur son couple pour que ça fonctionne.  C’est d’avoir perdu l’espoir que c’est encore possible d’aimer cette personne.

Mais alors pourquoi ne pas la /le quitter?

Les enjeux sont parfois plus grand: les enfants, la maison, les voitures, le statut social.

La peur est trop grande de tout perdre et de recommencer à zéro.

Sommes-nous trop attaché au matériel, sommes-nous trop capitalistes?

Je vous pose beaucoup de questions.  Beaucoup de questions qui n’ont pas de bonnes réponses.

Oser en parler – anonymement si vous voulez.

Je suis curieuse de vous entendre.  Oui vraiment curieuse de savoir…

Le bonheur à temps partiel

De nos jours, tout va vite.  Plus nous nous rapprochons des sites urbains et plus la vitesse est de mise.  Pas le temps pour le superflu, pas le temps de perdre son temps, pas le temps de prendre le temps.  Vite vite vite il faut courir pour arriver dans les premiers à la ligne d’arrivée.

Surtout pour le bonheur.  Pour être heureux il faut être vite sur nos patins.  Pas le temps de laisser la place à la peine, au chagrin, à la dépression et au manque d’entrain de nous prendre.  Faut savoir rebondir en un temps record.  Il faut savoir chasser de notre esprit les contradictions, les contraintes et les ambivalences.

Quand le bonheur prend trop de place comme ça et que ça vous tue à petit feu, faites donc comme moi et prenez-le à temps partiel.  Comme ça vous aurez le temps d’être triste, de pleurer, de bouder un peu, de chialer, de déprimer.

Ne dit-on pas que le bonheur est éphémère?  Ça doit bien être pour quelque chose.

Pour apprendre peut-être.

Qu’est-ce que nous apprenons en étant heureux?

Qu’est-ce que nous apprenons dans les moins bons moments?

Alors, en mon nom, je vous donne le droit de ne pas être heureux parfois.  Prendre le temps de vivre nos tristesses, nos déceptions.  Une fois qu’elles ont bien vécu, le bonheur est plus facilement accessible à vos portes!

Essayez et vous m’en redonnerez des nouvelles!

La pesanteur des mots

Je ne sais pas si ça vous arrive aussi de chercher vos mots, de chercher le mot juste.  Celui qui  exprime exactement votre pensée.  Ces mots qu’on a beau chercher mais qui ne viennent pas.

 

Trop souvent je me retrouve devant un vide.  Un mot manquant pour exprimer clairement ma pensée.  Parfois j’ai l’impression que certains mots n’existent pas et que je les recherche comme on recherche le Bonheur ou l’Amour.  Parfois les mots n’ont pas toute la puissance que je voudrais qu’ils aient.  Pourtant ma langue, qui était aussi celle de Molière, a belle réputation.  Elle peut être simple mais complexe, de base ou enrichie. 

Certaines personnes la maîtrise si bien qu’on en reste gêné d’en connaître si peu.  Certaines personnes la massacre tellement que nous pourrions dire qu’il s’agit d’une autre langue.

Les mots me fascinent.  Les lettres me fascinent.  Chacune collé l’une à l’autre donne tout un sens, toute une beauté.  Il y a des mots, que sans savoir pourquoi, nous les trouvons beaux; et d’autres laids.  En avez-vous des mots que vous trouver beau ou laid? C’est émotif, ils ont une signification.  Ou simplement par la beauté des lettres qui sont alignés l’une à l’autre.

J’aime beaucoup les lettres, les mots, les textes.  Un amour inconditionnel.  Un effet de communication.  Une mélodie sans fin.  Une série presque infinie de possibilités.

Est-ce que je vous l’ai dis que j’aime les mots???

Et si… je jugeais?

Nous avons tous un peu la peur du jugement des autres, de la critique, de ce que les autres vont dire et de ce que les autres vont penser.

Je me suis demandée récemment pourquoi avoir une telle peur?

Est-ce que c’est une phobie sociale? Un manque d’amour quelconque relié à notre enfance? Un désir de plaire à tous à tout prix?

Pourquoi vouloir plaire à tout le monde tout le temps? Pourquoi est-ce si important de plaire aux voisins? Qu’est-ce qu’il nous apporte notre voisin?

Connaissez-vous des gens qui ne jugent JAMAIS? Qui n’a jamais d’opinion critique?

J’ai une opinion sur tout. Y’a des choses que j’adore, d’autres que déteste. Heureusement que la Terre entière n’aime pas tout ce que j’aime car nous aurions un méchant problème d’offres et de demandes.

Il faut donc des gens quétaines, des gens moins difficiles, des gens plus perfectionnistes, des gens plus demandant, des gens plus zen, des gens différents! Sinon la paix n’existerait pas du tout dans le monde (déjà qu’on a bien de la misère avec ça !)

Des fois je critique, je me laisse aller dans mes propres opinions de goût, je JUGE le monde!

-« ah que c’est donc bien laite cette voiture là! »
-« as-tu vu ce que la fille porte là-bas? C’est épouvantable »
-« c’est vraiment beau cette maison là, j’adore l’aménagement paysager qu’ils ont fait »

La critique bonne ou mauvaise est basée sur notre propre opinion, notre propre vécu, nos goûts et nos expériences.

Alors pourquoi s’en faire avec les « qu’en dira-t-on »?

Il y a – selon moi – deux règles:

– la diplomatie: ce n’est pas nécessaire de faire de la peine à quelqu’un juste pour émettre notre opinion.

– apprendre à se remettre en question: comme personne n’a la vérité absolue et la vérité vraie (!!!) faut en prendre et en laisser des critiques des autres. Faut savoir déterminer s’il s’agit tout simplement d’un goût différent du nôtre et apprendre à se servir des critiques pour s’auto-évaluer, pour remettre en question nos façons de faire.

La critique ne peut qu’aider à nous améliorer. Il n’en tient qu’à nous de décider si nous voulons rester toujours la même personne ou prendre le meilleur de chacun pour devenir meilleur.

Bref… pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui?

Parce que je suis de celles qui s’en fout un peu de ce que les autres en pensent. Si moi j’aime ça, que ça fait mon bonheur, que les gens autour de moi sont heureux c’est tout ce qui compte.

Pour tout le reste il y a ma MasterCard 😉

Maintenant c’est à vous de critiquer!!!

FIN

Ironique

Hier j’ai eu une drôle de pensée:

C’est bizarre parce que quand nous sommes jeunes nous sommes toujours pressé. Il faut que tout aille vite: en auto, l’épicerie, les files d’attentes. Pourtant nous avons la vie devant soi (en général)

Et quand nous sommes vieux tout va lentement. Nous prenons notre temps, nous conduisons plus tranquillement. Pourtant les heures, les jours, les mois, les années sont comptés avant le grand départ…

Mmmm…. pourquoi???

D’ou l’adage de : » si la jeunesse savait et si la vieillesse pouvait » me faisait remarqué mon hom!

C’est tout!

L’estime de soi

Il y a quelques sujets que j’aimerais aborder. Celle d’aujourd’hui est l’estime de soi. Ça touche tout le monde, autant les hommes que les femmes mais je pense à celle des femmes qui trop souvent est plus basse que celle des hommes.

J’aimerais tellement que les femmes aient cette estime d’elle-même et qu’elles cessent de se dénigrer. J’aimerais tellement que les femmes tiennent tête à leurs désirs et leurs passions. J’aimerais qu’elles croient en elles, en ce qu’elles font et ce qu’elles disent.

S’assumer n’est pas toujours facile. Il faut une bonne dose de courage pour dire à voix haute ce que les autres peuvent penser à voix basse. Ou d’aller à l’encontre des courants populaires et inscrits dans les valeurs standard.

Le hic c’est que l’estime de soi n’est pas inné en soi. Elle s’acquiert à force de travailler sur soi, à force de se faire confiance, à force de croire en soi. Mais pour croire en soi ne faut-il pas avoir été encouragé quelque part par quelqu’un?

Je ne sais pas trop d’ou vient ma propre estime personnelle sinon qu’elle est bel et bien là. J’accepte avec plaisir les compliments, j’accepte que quelqu’un puisse vouloir me donner quelque chose ou m’apporter quelque chose d’heureux dans ma vie. Je crois bien le mériter aussi. Pas dans un sens d’égoïsme pur mais parce que je sais que je peux aussi donner en retour et qu’il me fait plaisir de le faire.

Je pense qu’elle est arrivée une journée comme cela, s’en vraiment m’en rendre compte. Elle est arrivé le jour ou je me suis donnée le droit d’être; le droit d’être différente, le droit de penser autrement. J’ai le droit parce que je respecte les autres.

Quand on respecte les autres, je crois que l’on a tous les droits au monde.

Nous sommes chanceux sans le savoir dans la vie. Nous oublions trop souvent la chance que nous avons d’être né dans un pays ou la liberté de chacun est permise, un pays ou nos rêves peuvent devenir des réalités. Parce qu’il n’en tient qu’à nous de foncer et de le réaliser. Rien n’est impossible … il n’y a que notre propre volonté qui puisse nous arrêter.

Fin de ma pensée philosophique du jour.

Profitez de votre moment présent. Oubliez toutes les rancunes d’hier et les déceptions, oubliez tout ce qui pourrait se passer demain ou plus tard et respirer le moment qui est là… car bientôt ce moment ne sera plus qu’un souvenir du passé.

xx