c’est pas normal

Je ne sais si c’est normal.  Non et je me le demande vraiment.  Comment ça se fait qu’il pleut à boire debout en décembre?

Vous allez me dire que c’est parce qu’il ne fait pas assez froid.

Bon point.

Mais s’il ne fait pas assez froid en décembre est-ce normal?

Je m’inquiète du sort de ma planète.  Parce qu’imaginez-vous donc que si elle va mal, je n’ai pas l’option d’aller ailleurs pour qu’elle se repose un peu…

C’est donc mon espèce qui est menacée.  Et bien d’autres aussi.  Peut-être qu’elle finira par guérir en se débarrassant des  humains.  Les humains c’est peut être un gros virus pour la planète dans le fond.

Concrètement je ne sais pas si ça va changer grand chose.  Pour ça faudrait que je ferme la douche quand je me savonne le matin, faudrait que j’utilise moins d’eau.  Faudrait que je maximise mes déplacements.  Faudrait peut-être que nous retournions à notre mode de vie d’avant avec une seule voiture.  Faudrait que j’arrête de gaspiller de la nourriture, faudrait que je fasse un effort supplémentaire pour le recyclage et que je fasse un bac à compostage l’été prochain.

Faudrait aussi que je consomme moins.  Utiliser au maximum ce que j’achète.  Faudrait que je pense à acheter usagé des fois.

Faudrait bien des choses mais si je suis seule, est-ce que ça va changer quelque chose? NON.

Je me demandais si ça vous tentait de m’aider.

C’est pour une bonne cause: c’est pour avoir de la neige comme avant en hiver.  Parce que j’ai peur du jour où je vais dire à mon fils ou mes petits-enfants : « moi dans mon temps à Noël nous avions de la neige » et de passer pour une vieille folle sénile!

Allez, un petit effort supplémentaire tout le monde.  Ça sera mon cadeau pour Noël.

Merci

La perfection à l’état pur

Ces derniers jours je traîne une fatigue qui ne me quitte pas.  Je manque d’entrain, d’inspiration, de volonté et d’énergie.  Étant plus tranquille j’observe davantage.  Je reste silencieuse et je regarde les ruches qui s’activent.  Je compare, je décortique, j’analyse.

Ce matin je me suis surprise à remarquer la perfection qui nous entoure.  Tout le temps.  La télévision nous bombarde de perfection, les magasins nous la présente partout, la publicité et les affiches aussi.  Les gens ont ce souci de perfection aussi.

Tenter de toujours bien faire, de faire mieux, de performer, de réussir à faire mieux voilà le lot de notre société.

Nous en sommes conditionnés de devenir et d’être des êtres parfaits.

Il ne s’agit pas seulement du classique « parent parfait »; il faut aussi le travail parfait, la maison parfaite, le ménage parfait, le blogue parfait, l’écriture juste, le bon mot.

La performance est mise à l’avant tout le temps.  Ne pas performer, ne pas arriver à une certaine perfection fait presque de nous des perdants.

Dans la vie il faut avoir des objectifs, il faut des projets, il faut faire les bonnes choses pour « avancer », il faut être au courant de ce qui se passe, il faut être au courant de tout.

Laissez-moi vous dire que l’imparfait me manque cruellement.  Alors j’ai décidé de prendre des vacances de mon travail pour le reste de la semaine.

Au menu: l’imparfait et le plaisir.  Je ne tenterai pas de tout faire à la perfection.  Je vais tenter de faire ce qui me plaît et d’y aller avec l’envie du moment.

Et svp, ne venez pas m’énerver avec vos éternelles besoins de perfections…

AIMER

Je me suis souvent demandé ce que ça voulait dire d’aimer.  Aimer comme Amour avec le grand A.  Est-ce que ça existe vraiment?  Est-ce utopique d’y croire?

Je pense qu’on se croit tous capable d’aimer et c’est bien là le problème.  Aimer est un art qui n’est pas donné à tous.

Aimer c’est d’être capable d’être là pour l’autre, c’est d’être capable de sortir de soi pour aller vers l’autre.  Quand on aime vraiment on se fout de tout.  Tout ce que l’on désire c’est que l’autre soit heureux, on fait tout en son pouvoir pour le voir heureux(se).  On s’oublie.  On oublie presque qui nous sommes tellement l’autre a de la valeur à nos yeux, tellement l’autre est précieux.

Quand on aime, l’autre personne est notre moitié.  Nous voudrions lui donner un rein s’il le fallait.  Nous voudrions être là pour l’écouter, le supporter, l’encourager, lui donner toute l’énergie nécessaire en tout temps pour poursuivre même dans les moments les plus pénibles pour lui(elle).

Quand on aime, on a envie de donner la lune à l’autre, on a envie de lui dire, on a envie de l’embrasser, de le(la) coller, on a envie de la garder juste pour soi en la serrant dans nos bras, on a envie qu’il(elle) se sente bien en notre présence, qu’il (elle) veuille y rester.

Aimer c’est un don de soi.  Aimer c’est apprendre à se mettre de côté pour l’autre.  Aimer c’est d’être capable de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’autre soit bien.

Aimer c’est d’être capable d’empathie envers l’autre, capable de ressentir l’autre, ressentir ses émotions, ses états d’âmes.  C’est de tout faire pour son bonheur.

J’ai connu une fois un homme qui aimait profondément sa femme.  Sa femme était couchée dans le lit conjugal.  Elle criait.  Elle voulait boire.  Elle avait soif.  Elle était mal.  Elle avait la cyrose du foie.  Toute sa vie elle buvait.  Elle était alcoolique.  Elle a bien tenté de s’en sortir mais chaque fois elle retombait.

Lui il était là; près d’elle.  Il s’occupait de tout dans la maison, il s’occupait de ses deux filles.  Il s’occupait de sa femme avec toute la tendresse et tout l’amour qui pouvait passer dans le regard d’un homme.  Pourquoi?  Parce qu’il l’aimait vraiment.  Un peu comme dans le film avec Meg Ryan « When a man loves a woman ».

Quand on aime pas vraiment quelqu’un on se fout un peu de ce qu’il (elle) pense, on pense d’abord à soi, à nos envies, à nos désirs, à nos frustrations, à nos déceptions, à notre carrière.  On pense à ce qui nous importe.  On pense à tout ce que l’on a pas.  On pense à tout ce que nous voudrions pour nous.  On pense à ce que nous voudrions.

J’entends des couples qui sont ensembles depuis longtemps : 10 ans, 15 ans, même 20 ans (ben oui j’approche la 40aine donc il y a des couples ensemble depuis leur 20 ans).  Je me demande toujours pourquoi.  Comment ils ont fait.

Parce que la vie à deux ce n’est pas toujours la vie en rose.

Et bien, parce que malgré tout les aléas de la vie il y avait une chose: ILS S’AIMENT.  Ils s’aiment profondément.  Sans compromis (bon oui quand même!).  Au plus profond d’eux, une flamme persiste, elle danse.  Chacun d’eux tient à l’autre, au moins l’un d’eux est capable d’aller vers l’autre et de le soutenir quand ça va mal.  Il faut être fort pour ça.  Il faut être capable de se mettre de côté pour l’autre, pour lui(la) faire sentir importante.

Je pense qu’il faut avoir du vécu, de l’expérience, de la sensibilité et un grand contrôle de soi pour y arriver.  Il faut savoir être capable de sortir de soi, du don de soi.

Certains n’y arrivent juste pas.  Et ils n’y arriveront jamais.  C’est pour ça que leurs relations n’ont peut être jamais réussies.

Parce que pour AIMER, aimer vraiment il faut avoir la passion autant que certains ont la foi.

Pensez-vous vraiment aimer?  Il n’est jamais trop tard d’essayer…

Mais tout ça c’est ma théorie de l’amour… il y en a tout pleins!

L’étiquette

J’étais à l’aube de mon adolescence.  Déjà j’étais consciente de mon entourage.  De ce que je provoquais chez les autres.  De la réaction des autres.

Toute jeune j’ai été confrontée à une image qui ne me réflétait pas.  Mes parents n’étaient pas riches.  Ma mère était à la maison et mon père travaillait.  Ma mère n’a jamais eu la souciance des apparences par les vêtements.  Ou plutôt c’était mon père.  Et comme il tenait les cordons de la bourse, ma mère faisait avec ce qu’elle avait et l’influence de mon père. 

Pendant que les élèves féminines de ma classe se pavanaient avec leur chemise Polo Ralph Lauren et leur Lacoste, moi j’étais en jeans et en coton ouaté.  Souvent habillé dans les magasins à rabais.  Dans les années 80, les vêtements dans ces magasins étaient laids, sans style.  Le temps a bien révolu depuis et l’on peut s’habiller avec style sans avoir un méga budget.

N’empêche que cette période de ma vie m’a profondément marquée.  Je ne pouvais pas faire partie de cette élite.  Ces filles là ne me parlaient pas.  Et les beaux garçons ne regardaient qu’elles.  Quand on devait être choisi pour des groupes j’étais dans les dernières: les plus belles étant choisies en premier (lire les mieux habillés = les plus belles!).

J’ai appris.  J’ai appris d’autres valeurs.  J’ai appris à accepter les autres tel qu’ils étaient.  Peu importe leur culture, leurs couleurs, leurs styles.  Mon groupe d’amis étaient éclectiques.

Vers l’âge de 18 ans je ne voulais pas porter de robe ni de jupe.  Parce qu’une fois, en marchant dans la rue, des hommes qui travaillaient sur un chantier me sifflait. 

J’avais peur d’une étiquette: l’étiquette de la fille facile, l’étiquette de la fille qui flirte, l’étiquette de la « belle blonde plantureuse ».  J’avais trop lu de biographies de Marylin Monroe!!!  Loin de moi d’être aussi plantureuse qu’elle.  Mais j’avais peur d’avoir l’air de…

J’avais peur que les gens ne m’aiment que pour mon apparence.  J’avais peur qu’on oublie que je savais penser, que je savais des choses.  Que j’étais une fille intelligente et pas juste une « chose », une fille sexy.

Puis j’ai vieilli.  J’ai pris de la confiance.  Je me suis assumée pour ce que je suis. 

Mais j’ai toujours gardé en tête l’image de la fille qui n’était pas au goût des hommes.  Même si l’on m’a souvent confirmé le contraire.  J’ai souvent eu à me battre pour démontrer que j’étais pas juste « une image », une apparence aux yeux de certains.   Avec mes clients par exemple.  Une fois qu’on me connait, ça va bien.  Ça passe.  Mais il y a souvent la première impression qui fausse.

J’ai toujours détesté avoir une étiquette sur le dos.  D’être catégorisé comme étant une seule et unique chose.  C’est l’une des pires insultes pour moi.

À l’opposé, même si parfois je juge les autres (nous jugeons tous selon nos perceptions, ne serait-ce qu’un instant) j’essaie de ne pas poser une étiquette sur les gens. 

Chaque personne que l’on croise porte plusieurs étiquettes.  Et chaque étiquette n’est pas toujours en premier plan.  Certaines sont même cachées. 

C’est ce qui fait le plaisir d’apprendre à connaître les autres.

Est-ce que je vous l’ai déjà dis?  J’aime le monde, j’aime les gens.  J’aime apprendre à les connaître, à les écouter et apprendre d’eux.

Quelle(s) étiquettes pensez-vous avoir???

On m’a déjà dit que j’avais l’air snob!  Ah si ils(elles) savaient…

Feindre la mort ou l’art du marketing!

Je ne connais pas tout.  Encore moins quand il est question de culture.  J’ai tant à apprendre et chaque jour je rajoute dans mon baluchon une panoplie d’informations grâce aux blogs.  Autant en littérature qu’en musique, en spectacle qu’en nouveautés.

Le 7 février 2007 je ne connaissais pas Anna Nicole Smith.  Pour moi c’était une « nobody ».  Le jour de sa mort, le 8 février 2007, ou peu après j’ai entendu parlé de la fille en question.  Ni chaud ni froid.  Toute une pitoune parcontre mais bon elle faisait son petit bout de chemin à sa façon.  Mais c’est grâce à sa mort que je l’ai connue.

Hier, on annonçait faussement la mort de Gordon Lightfoot.  Un grand paraît-il.  On en parle ici et ici.  Mais encore une fois, avant l’annonce de sa mort, aussi fausse soit-elle, je ne le connaissais pas.

Va-t-on commencer à faire semblant de mourir pour se faire connaître davantage???

Car il ne faut pas se le cacher: mourir ça fait jaser!

Bon je vais aller me faire mourir pour 5 minutes, je vous reviens demain transformée en superstar!!!

Bloguer c’est vraiment out???

C’est en lisant un commentaire sur un blogue que j’ai lu que Marie-Claude Lortie disait que les blogues sont out.

Sur le coup j’étais choquée.  Mais comme toute chose, il faut toujours savoir mettre en contexte et dit comme ça  » les blogues c’est out » ça laisse perplexe sachant qu’il y a tant de blogues qui existent et que tant de  gens s’adonnent à ce sport parfois périlleux!

J’ai donc été lire le « dit » article ICI

En gros elle dit être déçue de s’être attachée à des blogues qui ont cessés, elle dénonce le temps que cela prends d’entretenir un blogue.  Qu’on le veuille ou non, vous le savez bien, ça prends du temps, de l’énergie et de l’inspiration quasi quotidienne.

Pour qu’un blogue fonctionne il n’y a pas 100 recettes magiques: être régulier dans nos écrits, essayer de répondre à tous les commentaires, aller commenter ailleurs « pour se faire connaître ».  En gros c’est ça.  Pour les nobody comme moi.  Ceux qui sont déjà connu (journalistes, commentateurs, artistes établis) une grosse partie de la job est déjà faite.

Elle mentionnait aussi la migration de ceux qui bloggait sur des réseaux sociaux tel que facebook et twitter.  Peut-être que d’écrire un blogue c’était trop long pour certains, trop fastidieux.  Ce n’est pas donner à tous le plaisir des mots, le plaisir d’écrire.  Pour beaucoup c’est une corvée.  Les réseaux sociaux arrivent donc à la rescousse en donnant la possibilité de s’exprimer en 5 mots dans son statut et en laissant entendre, à qui veut l’entendre, nos états d’âme du jour.

Encore faut-il savoir pourquoi nous bloggons aussi.  J’en parlais dans ce billet.  Personnellement je le fais pour le plaisir.  Je me fous pas mal des stats.  Comme quand je lis un magazine, y’a des articles qui m’intéressent et m’interpellent plus que d’autres.  Je me dis que c’est la même chose sur mon blogue.  Des fois ça intéresse un public cible: des mamans, des fois des célibataires, des fois justes les femmes, des fois des curieux.  Mais moi je le fais pour mon propre plaisir.  Je ne me mets pas de pressions.  Je ne me demande jamais ce sera quoi mon prochain billet.  Ça vient spontanément d’une fois à l’autre.  Inspirée par la vie, le quotidien, les médias, mon vécu.

Je ne suis pas trop « réseaux sociaux » justement.  Je ne peux pas m’exprimer en une seule pĥrase.  Je suis trop prolixte pour ça!  Et de dire à mon entourage qui me connait que j’ai un « bad hair day » aujourd’hui ça ne m’intéresse pas non plus.  Parce que le « bad hair day » des autres ne m’intéresse pas plus!

Je ne blogue pas pour qu’on me regarde comme un animal de cirque.  Ou pour faire de la webréalité.  Non non je blogue juste pour m’amuser, pour croire que ce que je puisse écrire ou penser ça fasse réfléchir des fois, que ça fasse rire à d’autres moments, que ça divertissent ou que ça informe.

C’est ça que j’avais à dire en ce beau dimanche matin!  Que pris « hors contexte » des fois ça porte à confusion.  Alors ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas out.  Juste zinzin des mots, de l’écriture, de la communication.  Et continez svp à mon grand plaisir

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Mes péripéties avec Bell!

Il y a quelques années je faisais affaire avec Bell.  À mon grand désarroi.  J’avais toujours un problème.  C’était Bell Mobilité.  Mais pour moi, Bell c’est Bell.  Peu importe le service.

Des problèmes du genre qu’à chaque mois je devais appeler pour faire corriger ma facture ou ils me surchargeaient. (Heureusement que je suis mes affaires!).  J’ai le temps moi d’abord d’appeler, de me faire mettre en attente avec de la petite musique pendant 20 minutes de temps si ce n’était pas plus long!  Chaque mois j’en avais pour 45 minutes à régler ça!

Ensuite, je recevais toujours 2 copies identiques de ma facture.  Bon c’est pas grave diriez-vous.  Mais moi ça me chicotait.  Déjà que je recevais pas mal toutes mes factures électroniques… je les ai appelé.  Ça a pris 6 mois et 6 appels avant que ça se corrige.  Supposément un problème avec la plateforme informatique.  Ça veut donc dire double de papier pour tout le monde??? Vive la conscience écolo…

En mai d’une certaine année, mon contrat allait se terminer.  Youppi j’allais enfin être libre !  Mais en février il m’est arrivé un malheur:

En allant rapidement aux toilettes dans un resto, je n’ai pas pris la peine d’enlever mon manteau.  J’avais une jupe alors ça pouvait se faire rapidement.  Devinez quoi: mon cellulaire était dans la poche de mon manteau et il s’est retrouvé dans les toilettes!!!  Dead.  Fini.  Capout.  Et comme je n’avais pas de telephone à la maison j’ai dû prendre un nouveau telephone… et un nouveau contrat de 2 ans!  Déjà que mon dernier contrat d’avant j’avais aussi été obligé de faire affaire avec Bell pour avoir échapper mon cellulaire dans la neige.  Un autre accident bête!  Laissez-moi vous dire que le dernier cellulaire que j’avais j’en ai fais attention comme à la prunelle de mes yeux!

Mais en février 2009 j’ai changé pour Vidéotron.  J’avais la chienne.  Tout d’un coup que c’est encore l’enfer comme avec Bell?

Mais non, rien de tout ça.  Les gens ont beau avoir certaines médisances sur la grosse machine derrière Pierre-Karl Péladeau, la marchandise est toujours livrée – chez nous en tout cas.  Et le service a toujours été hors pair au fil des années.  J’ai rarement attendu quand j’appelais chez Videotron pour me faire servir.  Que ce soit pour l’ajout ou la suppression d’une chaîne, pour la modification d’un forfait ou l’ajout d’un autre. 

Je ne suis pas en train de vanter les services de Vidéotron mais après avoir lu cet article, je me suis dis : » chu tellement contente d’être rendue avec Vidéotron ».

Parce que quand je pense à Bell, je pense à : incompétents, crosseurs, mauvais services, incapacité de livrer la marchandise dans un court délai.

Et quand j’ai changé de Vidéotron à Bell, j’ai fais mes démarches depuis le mois de décembre pour être certain que tout soit clair et sans frais.  Croyez-le ou non Bell voulait me charger des frais parce qu’ils n’avaient pas été avisés par écrit alors que quand j’étais arrêté dans une boutique Bell pour leur poser la question, ils m’avaient dit que ce n’était pas nécessaire étant donné que j’arrivais à la fin de mon contrat.  Vidéotron a avisé Bell quelques jours d’avance du changement et tout s’est bien passé… jusqu’à ce que je reçoive ma dernière facture de Bell avec des frais de résiliation!!!

Je les ai appelé en beau fusil, plus fâché que le diable pris en feu, mais avec la politesse des anges (tactique pour avoir ce que l’on veut, quand on est bête au bout de la ligne, la personne qui nous sert ce n’est pas sa faute, c’est juste sa job alors de l’avoir de notre côté ça peut juste aider.) Malgré tout, la « gentille madame qui faisait sa job » ne pouvait pas annuler ses frais.  J’ai voulu parlé au superviseur (probablement sa collègue d’à côté – hey j’ai travaillé dans un centre d’appels et je sais comment ça marche avec les clients pas contents!) qui elle n’ont plus ne pouvait rien faire.

J’ai juste jamais payé la facture.  Normalement il ne faut pas faire ça, car après des intérêts s’accumulent, puis au bout du compte il faut payer pareil à défaut de se retrouver au recouvrement.  Mais là j’étais vraiment pas d’accord et je ne leur devait pas un millième de cent noire de plus!

J’en ai jamais entendu parler.  Jamais reçu d’autres factures de leur part.  Surement qu’ils étaient au courant qu’un recours collectif s’en venait…

Anyway, quand une de mes collègues de travail m’a dit qu’elle changeait de Vidéotron à Bell pour son téléphone parce qu’elle trouvait qu’elle avait trop d’interruption de service de sa ligne avec Vidéotron je l’ai presque traité de folle!  Y’a des gens qui préfèrent apprendre d’eux même la misère que de se baser sur l’expérience des autres.  Et je n’étais pas la seule à lui dire…

Ah misère… juste d’en parler, me voilà encore en beau maudit contre Bell.  Incroyable quand même!

Et si… les hommes se maquillaient!!! **Edit

Ça fait un bout de temps que je n’ai pas écris d’articles qui commence par « Et si… »

Et celui-ci, mon Hom aurait bien aimé que je l’oublie fort probablement.

Je vois déjà d’ici mes lecteurs, les yeux équarquillés d’indignation par de pareil propos en ce disant :  » No f%?%?% way »!

Et avec raison!!!

Nous associons le maquillage à certains groupes : d’abord et avant tout aux femmes, puis aux homosexuels ou même à la Drag Queen.  Mais il y a aussi les clowns, les acrobates et les artistes en tout genre.  Je pense ici au groupe Kiss entre autre.

Mais les autres?  Oui oui nos hommes de tous les jours que l’on croise dans la rue, nos voisins, nos collègues de travail? Ceux qu’on aime, qu’on affectionne.  Pourquoi, eux, ne se maquilleraient-il pas???

Je précise ma pensée:

En fait non, moi non plus je ne voudrais pas que mon chum ressemble à Kiss en sortant le matin.  Ni à une Drag Queen.  J’ai rien contre eux mais comme dans toute chose je préfère la modération.  Les femmes aussi qui se maquillent à outrance ou de mauvais goût ça ne plaît pas à grand monde.  Sauf peut-être quand il s’agit d’une fête spéciale. Et encore…

Mais je me demandais pourquoi les hommes ne portent pas de mascara juste pour ajouter de la profondeur au regard.  Pourquoi ne portent-il pas du fond de teint pour unifier la peau et leur donner un petit air santé?  Et un petit gloss ultra transparent pour nous faire envier leur lèvres!

Il y a quelques décennies, les hommes ne mettaient pas d’écran solaire.  Ne mettait pas de crème anti-rides.  Aujourd’hui c’est encore discret; je ne connais pas une gang de gars en train de partager quelle crème il préfère le matin pour la peau!  Ils font ça tout seul dans leur coin et il ne faut surtout pas que ça se sache!!!

Dans ma vingtaine, j’ai mis un masque pour la peau à un ami (ou peut-être un chum – je ne me souviens plus).  Il était étonné d’avoir la peau aussi douce, d’avoir le teint clair et plus en santé… mais cette expérience-là ne devait pas sortir de mon appart!  Fallait surtout pas que quiconque soit au courant de l’événement!

Certains hommes le font.  Ils vont même se faire faire des facials, des manicures, des pédicures… Nous les jugeons en les traitant de narcissique.  Justement ce mec-là qui a l’air d’un mannequin (et qui en est peut-être un!) ou « trop beau » aux yeux de certains jaloux et jalouses! Mais je suis certaine qu’il y a des hommes ordinaires qui le font aussi.  C’est juste qu’ils ne le disent pas.  Faudrait surtout pas que…

Je me demande si un jour ça ne sera pas socialement acceptable qu’un homme se maquille « de façon naturelle » (dans le sens que ça ne parait pas mais que les traits soient mise en valeur).

J’ai tâté la question avec mon Hom.  C’est un non non-négociable.  Ça arrivera jamais PARCE QUE.  J’ai demandé parce que quoi.  C’est un PARCE QUE POINT FINAL.

Moi je pense que ça serait trop difficile pour eux.  Comment savoir si ça ne parait pas trop?  Comment savoir si ça parait bien.  Après tout, les gens de la télé se font maquillés mais eux, ils ont des maquilleuses professionnelles!

Parce que après tout, se maquiller ça relève de tout un art que même nous, femmes ordinaires, ne maîtrisons pas toujours parfaitement!

Et bien chéri, si après cet article, l’envie te prenait d’essayer mon mascara, j’en ai en réserve dans le tiroir droit de la salle de bain.  Promis je ne le dirais pas à personne.

Mais j’entends déjà  » NO F @%$#?$? WAY!!! »

SOUPIR…

Et votre chum, fait-il des choses pour s’embellir???  Et vous chers lecteurs???  Quitte à vous prononcez de façon anonyme… 🙂

***EDIT Et voici pourquoi je dis que même les hommes pourraient se maquiller.  Moi je trouve cela très « naturel » comme look même si elles sont super maquillés.  Pour les hommes j’en ferai pas mal moins mais bon nous ne sommes pas rendu là et je comprends le choc culturel que ça ferait dans notre société d’aujourd’hui.  Demain peut-être…

Sous le choc…

Désolé, normalement j’essaie de ne pas écrire plus d’un billet par jour… mais là je dois le faire.

Depuis 1 semaine j’évite les nouvelles de Haïti.  Je sais ce qui s’est passé.  Je sais que la situation là bas est difficile. Je sais qu’ils ont besoin d’aide.  Je sais que c’est une des plus grandes catastrophes depuis longtemps.

La-bas, le peuple souffre.  Le peuple est désespéré.  Le peuple attend que l’aide arrive. 

Comme toutes les nouvelles, quand j’en entend trop parler je deviens blasée.  Je me désintéresse.  Même que je m’étais promis de ne pas en parler sur mon blogue parce que justement on en entend déjà assez comme ça!

Mais là les médias ont dépassé ma limite.  Ils ont dépassés ma tolérance face à l’impuissance et face au sensationnalisme.

La télé est ouverte sur CBC.  J’écoute distraitement.  C’est un reportage ou des nouvelles de Haïti.  On nous montre des gens agonisants, des mourants, des blessés graves.  Des enfants qui se font faire des points de suture à vif sans anesthésie locale ou générale.  On nous montre la souffrance à l’état pur.  On nous montre une femme en direct qui retrouve sa soeur sous les décombres de leur maison et qui s’écroule devant tant d’horreurs.

Ça me trouble.  Ça me trouble beaucoup.  Comment rester insensible devant son écran de télé avec ses images?

Qu’essaie-t-on de nous passer comme message en nous montrant ses images?

Faut-il aller aussi loin dans la réalité?  Faut-il montrer l’agonie au monde entier? 

Je pense que la dernière fois que j’ai ressentie une douleur aussi vive c’était des images de l’Holocauste.  Et quand j’ai vu les images de l’Holocauste ce n’était pas un événement qui se produit MAINTENANT, là , en ce moment même.

J’ai eu mal de voir toute cette souffrance.  Peut-être que je ne veux pas la voir moi cette réalité-là qui m’est imposée par les médias?

Faut-il en voir autant pour comprendre que ce qui se passe à Haïti est une grande catastrophe?

J’ai toujours vu les médias comme un moyen d’être informé, éduqué parfois.  J’ai jamais pensé qu’on arriverait à vouloir nous faire vivre la souffrance des autres.

Je suis sous le choc par tant d’inconscience de la part des diffuseurs et tout ce monde.

Moi, une adulte, qui en a vu quand même pas mal de chose dans la vie, et qui se sent perturbée par ces images je me demande: comment un enfant qui voit ça à la télé réagit-il?  Comment vit-il avec cela?  Est-ce qu’on leur explique aux enfants?  Comment font-ils pour ne pas être troublés?

Je me le demande bien… je me le demande bien!

Êtes-vous vraiment influencé par la maigreur des mannequins???

C’est en lisant un reportage dans le magazine Châtelaine de ce mois-ci que j’ai réfléchi à la question:  Devant tant de maigreur sur les « catwalk » suis-je influencé par cela?

Ma réponse est non.  Et du plus loin que je me souvienne je n’ai jamais voulu être « plus mince » à cause des mannequins dans les défilés ou à cause d’une page couvertures de magazine.

À la limite je trouvais ces femmes laides.  J’aimais bien certains vêtements qu’elles portaient mais elles, elles étaient comme un objet qui porte le vêtement, un cintre qu’on fait défiler et qui est vivant.

Quand je vois les os d’une personne – homme ou femme – ça me fait faire un « heurk » de peur.  Même plus jeune, les femmes que je trouvais belles s’appellait « Marilyn Monroe » ou Mitsou. 

J’ai toujours eu de la misère à croire qu’un homme, un vrai, puisse être attiré par un tas d’os.  Être un homme c’est une belle femme ronde avec ses courbes qui m’attirerait vraiment.  Une femme en santé.

J’ai les mêmes attentes pour mon hom.  Faire attention à soi.  Essayer de s’entretenir un peu.  Pas besoin du ventre plat aux « six pack ».  Un petit bourrelet c’est confortable aussi!!!

Et la vraie beauté part de son intérieur, de sa personnalité.  Y’a des gens comme ça qui ne sont pas particulièrement beau mais que leur charme, leur personnalité nous chavire, nous coupe le souffle sans savoir pourquoi.  C’est la magie du charisme et du charme. 

Mais ce n’est pas toujours facile d’être charismatique si l’on se perçoit comme pas beau, pas bon, pas intelligent.  Comment charmer quand le manque de confiance et l’estime de soi fait défaut?  Savoir trouver ses bons côtés ce n’est pas toujours faciles.  Et pourtant, tout le monde a un « petit je ne sais quoi »!  Suffit de l’exploiter.

Comme le mentionne l’article, c’est pour vendre du rêve, de l’innaccessibilité.  Ces femmes trop maigres démontrent la force de caractère par leurs privations, par leur persévérances paraît-il. 

Moi ça ne me fait pas cet effet-là.  Ça me fait l’effet de la pitié, de la surexploitation d’un humain, du manque d’intelligence et du manque de force de caractère pour s’estimer et de foncer pour y arriver autrement. 

Je donne un bon point à Marie Saint-Pierre: pour des raisons techniques le vêtement tombe mieux, pas de retouches à faire.  C’est certain qu’un mannequin pas de seins, pas de fesses ça facilite le travail pour la confection du vêtement!

Puis si ces « échantillons » sont ensuite envoyés dans le bureau des magazines de mode, il ne faut pas que la fille soit trop grosse hein?

Je soupçonne quand même certains designers d’une certaine vision frolant le fantasmagorique; d’une envie de voir des corps sans sexe répondre à leur propres envies. 

Ça reste d’abord aux designers de faire quelques efforts – même si ça demande plus de retouches.

Mais ça reste la responsabilité des femmes – et des hommes – qui les regardent de faire la part des choses.

Quand votre IMC se situe dans le poids santé, pourquoi se mettre tant de pressions pour son poids?

J’ai jamais ressentie personnellement de pressions, mais bon je ne travaille pas dans ce mileu.  J’ai la chance d’avoir un IMC acceptable.  Je me sens bien dans ma peau.

Ĵ’aimerais beaucoup que les femmes cessent de se voir négativement.  J’aimerais beaucoup que les femmes croient en leur capacités, en leur séduction, en leur beauté, en leur compétence.

C’est ça le vrai travail à faire dans notre société: travailler notre confiance et notre estime…

* dans mon texte, le masculin est utilisé pour faciliter l’écriture mais s’applique aux deux genres*