Un appel aux filles *EDIT*

Je fais appel à toutes les filles intéressées…

J’ai fais un blogue de filles.  Juste de filles.  Ecris par des filles dont chaque membre devient aussi auteure.

Ce blogue ne peut être lu que par des filles!  C’est discriminatoire hein?  Ben c’est ça la vie les gars, vous avez vos affaires de votre côté des fois et nous, ben on est tanné de la cuisine donc j’ai ouvert une place pour nous.  Un ghetto!

Ça parle de quoi?  De choses de filles, de frustrations de filles, de sexe de filles, de gugus de filles.

Si ça vous intéresse, vous m’écrivez et hop vous êtes engagé!

Mais faites vite car la quantité est limité.  100 personnes!

Êtes-vous in?  Moi je ne prendrai pas de chance à votre place…

france.cocomademoiselle@gmail.com

EDIT – C’EST COMPLET!

Un cadeau de petit bonheur…

Il y a parfois des gens qui tentent de nous faire plaisir.  De trouver une façon de nous épater.  C’est toujours agréable de se faire offrir des fleurs, ou du chocolat, ou un voyage, ou une maison ou une voiture!  Mais moi, bien que si vous désirez me faire don d’une voiture je ne refuserai pas mais, un petit bonheur tout simple et qui me rend fébrile c’est: un livre.

Pas n’importe quel livre.  Un livre qui veut dire quelque chose.  Un livre qui a une signification.  Un livre que seul le donneur et le receveur peuvent comprendre en échange d’un clin d’oeil.

Cette semaine je suis allée chercher le courrier (le courrier est livré dans une station de boîtes aux lettres au coin de la rue).  Il y avait un colis à mon nom.  Tout petit.  Pas très gros.  Provenant d’un site internet qui vend des livres. 

Parfois il m’arrive d’oublier que j’ai commandé quelque chose.  Mais cette fois, je suis certaine: je n’ai rien commandé. 

J’ouvre le paquet.  J’y retrouve un livre.  Inconnu.  Le titre ne me dit rien.

Je réfléchis et je me souviens…

Rien ne me fait plus plaisir que de recevoir un livre.  Un livre qui porte un message codé…

Recevoir un livre veut dire beaucoup pour moi.  C’est comme la main qui nourrit mon cerveau…

C’est fort non?

Merci ma Belle

Enfant adopté… enfant mésadapté?

Un couple d’amis essayait d’avoir un enfant depuis longtemps.  Après maintes tentatives naturelles et plusieurs fois artificielles force est de constater que l’échec était au rendez-vous.  La solution ultime pour atteindre ce rêve inaccessible?  L’adoption.

Pour beaucoup d’entre nous l’adoption ce n’est pas un terrain connu.  Pour beaucoup d’entres nous l’adoption c’est beaucoup d’argent à débourser, c’est un enfant étranger, c’est un univers qui ne nous appartient pas.

J’ai souvent entendu ces histoires d’horreurs; de ces enfants qui étaient violents, mal aimés, indomptables.  Ces enfants qui même s’ils ont été adoptés jeunes portaient le fardeau de leur génétique.  Les parents adoptifs avaient beau tout offrir à leur enfant (soin, attention, biens matériel) rien n’y faisait.

Nous avons rencontré ce couple à plusieurs reprises.  Support de la famille immédiate des deux parents.  La maman est à la maison à temps plein avec l’enfant.  Pourtant le retard est significatif.  À 18 mois l’attachement n’est pas encore parfaitement établi.  Cela fait maintenant 9 mois que l’enfant est ici.  L’enfant ne fait pas encore ce qu’un enfant normal de 18 mois ferait.  Par exemple: pointer pour avoir un objet ou quelque chose.  L’enfant est solitaire.  Il ne veut pas entrer en contact avec les autres.  Les parents doivent faire beaucoup de contacts visuels demandés pour l’atteindre.  Il ne semble pas être autiste toutefois.  J’ai eu quelques contacts avec l’enfant et je ne voyais en lui aucun signe apparent d’autiste. Les parents ont accès à des professionnels (travailleuse social, psychologue).  Évaluations régulières et consultations.

Hier, ce couple d’amis nous demande pour se voir.  Nous décidons d’un brunch.  Mais là, suite à un message écrit, ils nous demandent de faire notre brunch de 10h à midi.  Parce qu’à 13h l’enfant doit dormir.  De plus nous devons aller chez eux car l’enfant connait son environnement et elle ne voudrait pas qu’il défasse tout chez nous. C’est aussi pour ne pas déstabiliser l’enfant. Et l’enfant ne veut pas dormir quand il y a des gens dans la maison alors il faudrait quitter avant son dodo.  Il faut aussi apporter des jouets pour notre enfant.  Pour que chacun joue avec ses jouets et que l’enfant adopté ne se sente pas envahi.

Je ne sais pas si ce sont des conseils de professionnels pour favoriser l’attachement mais mon conjoint et moi avons de la difficulté à comprendre. 

C’est certain qu’on ne peut pas comprendre car notre fils n’est pas adopté.  Nous n’avons pas de problèmes d’attachements.  Nous n’avons pas de problèmes d’agressivité avec lui non plus.

Mais je me demande si ces parents n’en font pas trop pour vouloir bien faire et qu’au bout du compte ça ne nuit pas plus à l’enfant que de l’aider.  Est-ce que ça ne va pas faire un enfant solitaire, agressif, associal?

Comment réagir face à cela?

J’essaie de respecter le fait qu’il soit adopté et qu’il faut certaines mesures spéciales.  Mais nous, pourquoi NOTRE fils à nous, lui doit-il s’adapter à cette situation?  Pourquoi dois-je impérativement lui apporter des jouets alors que cela pourrait être une bonne leçon de partage avec les autres?  Pourquoi faut-il chambouler la routine de dodo du matin de NOTRE fils? 

Parce qu’il n’est pas adopté?

À force de traîter un enfant « différement », est-ce que ça ne fera pas de lui un enfant à problème plus tard?  Un enfant difficile?

J’aimerais comprendre.  Vraiment comprendre et ouvrir mes horizons et mon ouverture d’esprit.  Mais j’ai bien de la difficulté.  Parce que justement je ne comprends pas…

La Chaumière

C’est vendredi.  Comme à chaque matin je vais reconduire petit hom à la garderie.  En revenant je me dépêche de ranger quelques trucs qui trainent.  Je dois aller prendre ma douche et me préparer pour sortir.  Une douche rapide, un jeans et un chandail plus tard je mets le pied dans la porte pour partir vers l’inconnu.

L’inconnu c’est à la chaumière.  Il y a là-bas, paraît-il, une Lionne et un chauffeur de taxi.  Je suis à la fois intriguée et nerveuse.  Et si… nous avions rien à se dire? Et si… ils me trouvent trop … ou bien pas assez…??? Et si c’était un couple diabolique à la Karla Homolka et Paul Bernardo??? 

Je fais confiance à la vie et je me dis que mes souliers magiques courent super vite! Je pars, un peu insousciente.  Dans la voiture, j’écoute Christiane Charrette à la Première Chaîne.  Le temps passe vite.  Même si la Chaumière est à 1h de chez nous, la beauté de la journée, la belle route cahoteuse et tous les innocents sur la route me divertissent.

J’arrive dans la contrée lointaine, un peu nerveuse.  Malgré mes fameuses SPM, je suis toute pétillante, contente, prête à tout.

J’arrive.  Une chaumière avec une belle galerie.  J’y vais.  Je sonne.  Sans réponse.  Je cogne timidement et je revérifie l’adresse pour être certaine que dans mon énervement je suis au bon endroit.  Seule la Chatte Sofie m’a entendue.  Déjà elle me fait de la façon à travers la fenêtre.  Déjà je suis en amour et mes petites antennes vibrent positivement.

Au loin je vois JF qui me fait des signes pour que je passe par l’autre porte.  C’est vrai, ils me l’avaient dit.  Je me dépêche de faire le tour, je cours comme si chaque minute compte et qu’il n’y en a aucune à perdre.

Premier contact.  Première minute.  Première impression.  Sofie la Chatte casse la glace et se colle sur moi, heureuse d’avoir de la visite.  Je salue JF de mon plus grand sourire.  Nous échangeons quelques minutes.  JF a de beaux grands yeux bleus, l’oeil pétillant et sympathique.  Il bafouille des excuses, en train de vouloir ranger tout ce qu’on puisse vouloir ranger avant l’arrivée de la visite.  Je lui dis de ne pas se stresser avec ça. 

Tout de suite, je trouve l’endroit chaleureux et sympathique.  Je détecte quelques éléments de décoration qui me plaisent.  Mais j’oublie vite le décor pour voir la Lionne sortir de sa cachette.  Nos regards se croisent.  Je la connais depuis toujours en la voyant.  J’ai toujours eu le tour avec les félins!  Ça ne fait pas exception!  Après quelques minutes de petits malaises à peine perceptible la jasette s’installe…

Et bla bla bla.  Trois commères réunis sous un même toit.  Je suis heureuse.  Je jubile.  Les SPM ont disparus pour la journée.

La rencontre est de courte durée.  Quelques heures à peine.  Je dois déjà retourner dans mon patelin pour aller chercher mon petit hom.  J’aurai voulu rester encore et encore. 

La Lionne a des yeux de féline.  Elle est attachante.  Elle est tout ce que j’avais pu m’imaginer.  Authentique.  Aucune surprise. 

JF m’a surpris par ses grands yeux bleus.  Je comprends la Lionne d’y avoir craqué.  Il est généreux de sa personne; ça parait.  Il sait mettre les gens à l’aise.  Ça doit être son expérience de taximan!

Au chemin du retour, j’étais comme dans un rêve.  Comme si tout ça n’avait jamais existé.

Et si… pendant quelques heures ma vie virtuelle s’était confondue avec ma réalité?  Et si… tout cela n’a jamais existé?  Si cela était le cas, c’était un beau rêve.

Merci de m’avoir reçu dans votre chaumière.  Elle est à votre image: chaleureuse, authentique, sympathique.  Elle a mis du réel dans ma vie virtuelle.

C’est une chaumière à découvrir ça c’est certain.  Elle va nous en réserver des surprises! Longue vie à vous deux xxxx

 

Pourquoi blogger???

Les gens qui bloggent sont une catégorie à part.
Pour blogger il faut aimer écrire.  Il faut ressentir le besoin de « dire quelque chose » aux autres.  Un besoin de se faire écouter.  Un besoin d’être entendu sur un ou plusieurs sujets.  Un besoin de communiquer avec les autres.

Certains le font pour être reconnu.  Pour être aimé.  Pour être compris.  Pour devenir populaire, peut-être un peu secrètement.

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Janvier 1985.  J’avais 12 ans.  Je lisais le magazine Wow!  Je trippais fort.  Ça m’a marqué car en regardant UN  SITE DU MAGAZINE WOW! ICI je reconnais chaque page couverture jusqu’en Septembre 1988!  Je le lisais, le relisais.  J’en faisais des découpages.  Je l’achetais en double pour pouvoir couper des photos que j’aimais qui était sur une même feuille. Mes coup de coeurs du moment était collé sur mon mur.  J’ai eu des chicanes avec mon père car il ne voulait pas qu’on colle rien sur les murs « au cas ou l’on vendrait la maison et que ça fasse des trous ou des marques de scotch tape sur le mur et qu’il faille repeinturer!!!  Quand mon père rentrait dans la maison avec mon magazine, je sautais comme si on m’avait donné des billets pour le concert de U2.  J’étais tranquille pour une semaine, dans mon coin à rêver.  Entrée dans ma chambre interdite!

C’est Wow! qui m’a fait écrire.  Il y avait une page à la fin avec des petites annonces.  On pouvait y retrouver des gens avec qui on aimerait correspondre.  Dans ce temps là Internet c’était pas encore dans le colimateur!

Au fil du temps je me suis retrouvée avec 30 correspondants et correspondantes.  De partout dans le monde mais surtout au Québec.  Il y a eu Josiane de Brossard.  Sa mère était très malade.  Atteinte d’un cancer.  C’était pour elle surement un exutoire de pouvoir m’en parler dans nos lettres.  Il y avait aussi France de Prévost.  C’était loin Prévost dans ma tête à moi qui n’avait pas d’auto. (Je restais à Oka!).  Puis il y a eu Cyrus un Français.  J’aimais bien lui écrire car ça me rapprochait de mes origines (mon père est Français), puis il y a eu Stéphanie la Suissesse que j’ai fini par rencontrer en allant visiter de la famille en France.  C’était génial.

Tout ça pour dire que correspondre avec 30 personnes me demandait d’écrire à presque tous les jours à des gens que  j’apprenais à connaitre.  Certains étaient plus intéressants que d’autres.  Je posais des questions.  Je m’intéressais à leur quotidien, leur vécu.  Ça coutait cher de timbres mais mon père préférait peut-être ça que de me voir niaiser avec n’importe qui dans le « village »!

Puis, il y a eu mon amie Louise.  Louise habitait au village.  C’était la fille du propriétaire du magasin de « variété » du village.  Des parents stricts.  Elle avait pas trop le droit de sortir mais je pouvais aller chez elle quand je voulais.  J’enfourchais ma bicyclette et je traversais la Pinède pour aller la voir.  Je revenais avant la tombée de la nuit car j’avais peur le soir toute seule, à traverser les bois.

Louise attendait ma venue avec impatience.  Parce que quand on était pas ensemble j’écrivais un scénario.  Moi je trippais sur George Michael pis elle Daryl Hall (de Hall & Oates).  J’écrivais donc un scénario qui nous impliquait dans une vie quelque part sur une plage de la Californie et ces deux hommes venaient nous draguer!  Ils se passaient toutes sortes de péripéties dans mes histoires… des histoires de petites filles adolescentes qui rêvent du Prince Charmant, de vie de star, de richesse, de notoriété. 

Louise est devenue « addictive » de mes histoires.  Parfois elle ne pouvait pas attendre qu’on se voit.  Elle m’appelait pour savoir si j’avais écris la suite…

C’est là que j’ai commencé à écrire pour vrai. Des scénarios, des histoires, des nouvelles.

J’ai eu plusieurs journaux intimes pour me défouler de mes frustrations.

Mais dans la dernière décennie je n’écrivais plus vraiment. Sinon pour donner quelques nouvelles par courriels à des connaissances lointaines…

Puis quand j’ai découvert la bloguosphère en avril 2009, ce fut la révélation.

Mais pourquoi écrire? Pire: pourquoi écrire devant public?

Dans mon for intérieur j’ai toujours rêver d’écrire. D’être écrivaine. D’être une Fabienne Larouche aussi.

Mais je ne savais jamais sur quoi écrire. Mes envies d’écrire sont sporadiques. Parfois intenses et inspirées, parfois ennuyeuses et forcées.

Et vous, pourquoi bloggez-vous? Pour qui écrivez-vous? Que recherchez-vous de la bloguosphère? De la reconnaissance? D’être repéré? Pour vous défouler? Ou juste pour le plaisir finalement???

Hommage à l’amitié!

L’amitié c’est comme l’amour.
C’est parfois plus fort je dirais!
Ça peut durer une vie. Il y a des chicanes d’amis, des réconciliations.
J’ai souvent vécue en amitié de grandes choses. De grandes émotions.
Et en voici quelques hommages:
Dernièrement j’ai rencontré Mademoiselle V. Mademoiselle V est une jeune femme dynamique, sympatique, pleine d’énergie et un vrai rayon de soleil. Mademoiselle V vient de la vieille capitale. C’est une étincelle dans ma vie. J’adore sa compagnie car, comme moi, elle ne prend pas la vie trop au sérieux et nous nous parlons de n’importe quoi: de fesses, de bobos, des relations, de la vie, de petits trucs sympa. Nous nous amusons et rigolons comme deux ados attardées ensemble. Merci de faire partie de ma vie 🙂
Puis il y a Mademoiselle A. Mademoiselle A est dans ma vie depuis le secondaire. Nous nous sommes perdus de vue quand ma famille est déménagé à Ottawa lorsque j’avais 16 ans. En fait nous gardions contact mais l’on se voyait rarement. Mademoiselle A est infirmière. Eternelle célibataire. Non pas qu’elle n’a pas essayé la vie de couple mais tout fini par fouerer! Pour toute sorte de raisons. Mademoiselle A sait ce qu’elle veut. Elle travaille fort et elle m’a souvent impressionnée par sa sagesse. Il y a plusieurs années elle s’est acheté sa première maison en banlieue nord de Montréal. Mademoiselle A a un grand coeur. Nos échanges sont toujours réconfortants. Sa porte est toujours grande ouverte ce qui fait qu’en sa compagnie nous avons parfois l’impression d’être dans un moulin. Il y a toujours pleins de gens qui gravitent autour d’elle. Depuis quelques années elle organise un souper de Noel chez elle avec plusieurs amis communs. Mademoiselle A et moi avions comme but de finir nos jours dans la même maison de retraite!!! Ça reste à vérifier avec elle… me semble qu’on ferait deux belles petites vieilles dans 30 ans ensemble! Mademoiselle A est comme ma petite soeur. Ce n’est pas rare qu’on se le fasse demander quand nous passions plus de temps ensemble. Maintenant nous nous voyons moins. Parce que moi en banlieue sud et elle en banlieue nord le trajet est quand même long. Et Mademoiselle A travaille de soir (16h à minuit) alors que moi je travaille de jour. Je t’aime Mademoiselle A et je te souhaite de trouver Monsieur A bientôt xxxx
J’ai aussi dans ma vie Mademoiselle I. Nous nous sommes rencontré par le travail. Elle était ma cliente. Avec ma gueule sympathique nous nous sommes liés d’amitié sans trop s’en rendre compte. Nous avons partagé beaucoup de questionnements sur la vie, sur l’Amour, sur la justice, sur les frustrations de la vie au quotidien. Mademoiselle I est une femme sensible. Elle sourit toujours et rit peu importe les niaiseries que je puisse dire. Mademoiselle I a un grand coeur. Elle est attachante et l’on voudrait la bercer, la dorloter. Être un homme j’aurai tenté de la séduire puisque elle aussi elle est célibataire! Je lui ai un jour offert un cadeau spécial: celui de pouvoir m’appeler le jour comme la nuit, un endroit ou dormir si un jour elle avait peur d’être seule ou si ça n’allait pas. J’ai été heureuse de concrétiser son cadeau une nuit ou ça n’allait pas pour trouver les bons mots pour la consoler. Bienvenue dans ma vie Mademoiselle I…
J’ai aussi eu une ex. Mademoiselle Ex-I. Parce qu’aujourd’hui moi et Mademoiselle Ex-I nous nous parlons plus. J’aimais beaucoup Mademoiselle Ex-I parce qu’avec elle on parlait de la mode, des coins fashions, des dernières tendances. Avec Mademoiselle Ex-I nous sortions dans des restos – surtout pour nos déjeuners de week-end sur le Plateau. Mademoiselle Ex-I a longtemps été mon guide fashion. Nous analysions beaucoup la vie, les relations. Nous aimions critiquer les autres, les injustices, le GBS. Avec Mademoiselle Ex-I nous fréquentions les cinémas, nous attendions impatiemment la sortie du dernier Elle Québec. Mais Mademoiselle Ex-I a peur de trop aimer. Elle aime trop intensément. Quand elle a senti que je quittais la ville pour la banlieue Mademoiselle Ex-I a eu peur de perdre celle que j’étais. Parce qu’une autre de ses amies étaient partie en banlieue et elle avait tant changé. Une guerre urbaine/banlieue. Plutôt que d’avoir mal, Mademoiselle Ex-I a pris ses distances. Je me suis fâchée un jour contre Mademoiselle Ex-I parce qu’elle ne m’a pas appelée pour mon anniversaire. Elle l’a fait 1 semaine plus tard en prétextant qu’elle était en SPM et qu’elle ne voulait pas parler à personne! J’ai remis en question cette relation. Parce que Mademoiselle Ex-I quand c’était son anniversaire, je l’invitais au resto, je lui faisais un beau cadeau et c’était la fiesta. Elle: rien. Même pas capable de m’appeler le jour J. Même pas un petit courriel. C’est là que la distance s’est faite. Je m’ennuie parfois d’elle. Celle qui haïssait toutes ces femmes avec leurs enfants mal éduqués. Celle qui ne pouvait pas croire que je commençais à envisager la maternité parce qu’encore ça l’a ramenait à sa propre peur. Mademoiselle Ex-I encore aujourd’hui je pense à toi et je garderai en mémoire ces belles années que l’on a passé ensemble à Plateautiner…

Il y a encore plusieurs autres Mademoiselles dans ma vie… mais ça sera l’objet d’un autre billet.

Grâce à toutes ces Mademoiselles je me sens privilégiée. Grâce à toutes ces Mademoiselles il y a en moi un grand bonheur de vous avoir dans ma vie. Je vous aime xxxx

Et finalement pour faire un peu téteux mais quand même: une mention spéciale à tous mes amis virtuels sans qui mon blogue n’auraient peut être pas autant de billets! Mon chum pourrait vous le confirmez: vous prenez une grande place dans ma vie. Merci de me remettre en question, de me faire réfléchir sur la vie. 🙂