Enquête d’emploi

Plusieurs d’entres vous le savent: j’aimerais changer d’emploi.

Je suis blasée.  Saturée.  J’ai non seulement besoin de nouveaux défis mais j’ai besoin de changer d’air.

Ne vous méprenez pas, je m’amuse avec ma collègue.  Nous avons notre lot de fous rire et de complicité.

Mais mon travail ne me motive plus.  Il n’y a pas de possibilités d’avancements non plus.  Et puis l’horreur, je me rends compte que je ne suis pas dans mon domaine.

Je travaille en finance.  Moi, la fille, qui a besoin d’une calculatrice pour faire 6 x 8.  Moi qui voudrais écrire sans arrêt et qui n’écrit rien de la journée.  Moi qui a un potentiel de création enfoui et inexploité.

Je regrette amèrement d’avoir laissé mon bac en communication pour aller en finance.  Je ne sais pas trop quelle mouche m’avait piqué cette année-là.  Probablement que mon désir de connaître ce qui me paraissait alors comme fascinant, grandiose, inaccessible a pris le dessus : j’étais ébahie par les pages de la Bourse, Wall Street, la « business », les négociations d’affaires.  Une fois que j’ai su j’ai fais « c’est juste ça »?  C’est là que j’aurai dû me douter que le sérieux avec lequel les gens travaillent dans ce domaine n’était pas moi!

Je me suis fais avoir en croyant que j’aimerais mieux cela.  J’ai peut-être oublié que le marketing et les ventes ça fonctionnait aussi en communication car je crois que j’avais ce profil.  Le côté des relations avec les gens je l’ai confondu entre relations d’affaires et relations publiques!

Mais écrire fait partie de ma vie depuis toujours.  J’ai entretenu des échanges de lettres avec plus de 30 personnes (j’en ai parlé ici) , j’ai toujours écris sans arrêt.

Et puis me voilà dans le dilemme.  Comment changer?  Comment ne plus travailler dans ce domaine alors que ça fait plus de 15 ans que je travaille en finance?  Comment faire sans me retrouver avec un salaire minimum et un retour aux études pendant 4 ans?

Il n’y a pas de recettes miracles j’en ai bien peur.

Et vous, comment vous êtes-vous retrouvé dans votre emploi?  Est-ce que c’était écrit dans le ciel?  Comment avez-vous obtenu votre emploi?  En répondant à une annonce?  Par quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui connaissait… ok vous comprenez le principe! ? Avez-vous fait un revirement à 180 degrés pour votre emploi?

Venez me jaser ça ici ou sur votre blogue!

Bien hâte de savoir…

À qui je ressemble le plus?

Je ne suis pas une personne connue.  Dans ma vingtaine, je rêvais secrètement d’une vie publique.  Aujourd’hui, pas mal moins.

Ne pas être connue a des avantages: je peux sortir comme je veux, quand je veux, où je veux.

Je peux ne pas être de bonne humeur une journée.  Je peux rentrer dans un magasin sans que tout le monde me pointe du doigt et chuchoter des gentillesses ou des méchancetés à mon égard.

Parfois j’ai des doutes.  Pourquoi?  Parce que les gens qui me rencontrent pour la première fois ce n’est pas rare qu’on me dise « je te connais toi… on s’est vu quelque part » ou  » tu ressembles à…. »

Non on ne se connait pas.  Non tu ne me connais pas et je ne te connais pas.  Non tu n’as pas vu mon visage à la télé ou dans les journaux.  Non je ne suis pas une personne connue.

N’empêche que ça l’air que j’ai la tête d’une célébrité!  Oui mes amis je suis une inconnue connue!

Rapprochez-vous de votre écran un petit peu, je vais vous dire un secret:

Je ressemble à …

Annie Villeneuve, à Madonna, à Véronique Cloutier, à Véronique Dicaire…

Euh permettez-moi d’en douter un peu, pas mal beaucoup.

Ceux qui me connaissent bien n’y voient aucune ressemblance avec ces personnes publiques.

Pourtant, je vous le dis: on m’arrête souvent pour me dire que je ressemble à « tsé là la fille là… tsé elle est blonde pis… »

C’est QUI cette fille là hein?  C’est QUI?????

Y’a des jours où je pourrai croire que le TRUMAN SHOW c’est moi!!!!

Comment ça se fait que les gens « me connaissent »?  Je ressemble tellement à quelqu’un que quelqu’un connait…

Cou donc je dois avoir un visage commun!

La perfection à l’état pur

Ces derniers jours je traîne une fatigue qui ne me quitte pas.  Je manque d’entrain, d’inspiration, de volonté et d’énergie.  Étant plus tranquille j’observe davantage.  Je reste silencieuse et je regarde les ruches qui s’activent.  Je compare, je décortique, j’analyse.

Ce matin je me suis surprise à remarquer la perfection qui nous entoure.  Tout le temps.  La télévision nous bombarde de perfection, les magasins nous la présente partout, la publicité et les affiches aussi.  Les gens ont ce souci de perfection aussi.

Tenter de toujours bien faire, de faire mieux, de performer, de réussir à faire mieux voilà le lot de notre société.

Nous en sommes conditionnés de devenir et d’être des êtres parfaits.

Il ne s’agit pas seulement du classique « parent parfait »; il faut aussi le travail parfait, la maison parfaite, le ménage parfait, le blogue parfait, l’écriture juste, le bon mot.

La performance est mise à l’avant tout le temps.  Ne pas performer, ne pas arriver à une certaine perfection fait presque de nous des perdants.

Dans la vie il faut avoir des objectifs, il faut des projets, il faut faire les bonnes choses pour « avancer », il faut être au courant de ce qui se passe, il faut être au courant de tout.

Laissez-moi vous dire que l’imparfait me manque cruellement.  Alors j’ai décidé de prendre des vacances de mon travail pour le reste de la semaine.

Au menu: l’imparfait et le plaisir.  Je ne tenterai pas de tout faire à la perfection.  Je vais tenter de faire ce qui me plaît et d’y aller avec l’envie du moment.

Et svp, ne venez pas m’énerver avec vos éternelles besoins de perfections…

la sensibilité des bloggeurs et bloggeuses

J’utilise ici le masculin pour faciliter la lecture du texte (et mon écriture!)

Les bloggeurs sont des êtres sensibles.  C’est une race à part du monde virtuel.

Les bloggeurs n’aiment pas nécessairement les réseaux sociaux (ok je fais de la projection !).  Les raisons pour lesquelles tous écrivent semblent varier d’un individu à l’autre.

Certains c’est pour se défouler, pour faire le vide du trop plein de la vie, pour d’autres c’est l’humour ou encore la dénonciation de situations que nous trouvons absurdes, injustes, irresponsables voire odieux.  Certains ont ce désir de partager leurs connaissances et leurs savoirs.

Mais les bloggeurs ce sont de petits êtres sensibles, à fleur de peau parfois; à vif sur les émotions déversées dans le vide, dans l’océan virtuel.

Nous sommes sensibles car écrire ça vient souvent des tripes.  Nous pouvons reconnaître les meilleurs billets quand on y voit justement l’âme de l’auteur qui y passe.  Quelque part, ça nous touche aussi; ça vient nous brasser une petite corde sensible.

Mais il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas dotés d’une seule corde.  Toutes ces cordes sont le fruit de nos expériences de vie, de notre vécu, de notre éducation.

J’ai en respect presque tous les bloggeurs de la Terre.  Parce que, à quelque part, ils se livrent aux autres, ils donnent une partie de leur âme, de ce qu’ils sont et même de ce qu’ils ne sont pas mais qu’ils aimeraient être.

À l’instar des réseaux sociaux, la blogosphère c’est comme le repas gastronomique, c’est la beauté des mots dans toute son étendue, c’est l’effort de concocter un nouveau billet à chaque fois.  C’est l’effort de ceux qui viennent nous y lire plus ou moins régulièrement, ce sont des portes ouvertes à de nouveaux domaines, à de nouvelles connaissances si nous le désirons.  En gros je trouve cela noble…

Twitter et Facebook (pour ne nommer que ceux-là) c’est comme la petite vite, c’est comme une mitrailleuse automatique, c’est la loi du moindre effort, c’est le fast food du virtuel.  Et comme la majorité des gens aiment le fast food et bien ça fonctionne!  Mais gare à vous: ça fait grossir, ça fait mourir plus vite, ça rend dépendant!  Je vous dis ça comme ça moi là…..

Alors oui les bloggeurs c’est sensible parce que c’est tout le raffinement des mots, parfois à l’état brut, qui s’y retrouve; c’est une partie de soi que l’on livre à chaque fois…

Un bloggeur c’est un auteur non connu qui s’amuse à écrire; qui se perfectionne et qui espère secrètement.

Capotez-pas Mesdames

Non mais quoi encore?

Faut-il vraiment être insécure, à la limite de l’hystérie et du « control freak » pour aller s’acheter ça?

http://www.cyberpresse.ca/vivre/famille/201009/22/01-4318014-rester-connecte-a-son-bebe-grace-a-un-pyjama-high-tech.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

Parce que, franchement, j’ai pas besoin de savoir à toute heure du jour et de la nuit si mon fils respire encore!

Et puis même si j’avais ça, et qu’il arrête de respirer  (ou bien que quelqu’un enlève son pyjama et je suis au bureau) imaginez-vous la panique pour rien?

We live in a sick sick world (traduction: nous vivons dans un monde dérangé!)

J’écris

Écrire est un art.  Tout le monde peut écrire.  Certains le font mieux que d’autres.  Depuis que j’écris sur mon blogue j’ai aussi découvert d’autres bloggeurs, d’autres écrivains, d’autres artistes.

Sans me dénigrer de quoi que ce soit, j’ai réalisé que j’écrivais bien mais que ça s’arrête là.  Rien de grandiose.  Rien de sublime.

Certains ont cette force de jouer avec les mots, de leur donner des doubles sens, de jongler avec eux comme de vrais  acrobates.

Ça me fascine.  Certains pourraient en être jaloux.  Moi je tombe en admiration tout simplement.

Dans les écrits nous retrouvons de tout:  beaucoup d’humour, des confidences, des libérations pour l’âme, des avis, des opinions, des réflexions, des dénonciations, des critiques.

Nous vivons dans une société qui a un besoin criant d’être écouté par qui veut bien l’entendre.

Écrire, voire blogger n’est-ce pas là une chance inouïe de s’exprimer et de croire qu’au moins une personne puisse nous lire?

Il m’arrive parfois de rêver à retourner aux études en littérature.  Que pour moi.  Que pour en apprendre davantage.  Que pour ma curiosité et ma propre satisfaction personnelle.  Mais en même temps je me connais trop pour savoir que je suis une autodidacte.  J’aime explorer un peu partout sans contrainte, sans directive.  J’ai une âme quelque peu délinquante dans ce sens.

Il faudrait que je me structure.  Mais je ne connais pas ce mot.  J’aime le désordre, l’anarchie, le coq-à-l’âne.

L’idée d’apprendre dans un moule me fait craindre de perdre mon individualité.  Ma peur d’être comme tout le monde.

Êtes-vous passionné des mots comme je le suis???

Ça s’en vient!

Rien ne m’anime davantage que l’automne qui s’en vient.  Pour moi, le début de la vie commence.  Pour moi c’est comme le printemps pour d’autres.

L’été est une torture.  L’été je m’éteins, je fonds au soleil.  Je manque de sommeil.  Je manque d’entrain.  Je perds un peu mon goût de vivre.  Je sombre presque dans un état dépressif.  Vous pensez que j’exagère?  Et bien c’est, semble-t-il, prouvé scientifiquement et ça s’appelle la dépression estivale.

Alors quand je vois l’automne qui se pointe le bout du nez, la senteur des feuilles mortes, l’odeur du feu, le vent frais, les pulls et les foulards je me sens bien.  Je dors mieux, je passe davantage de temps à l’extérieur.  Je me sens heureuse tout simplement.

L’automne c’est aussi le retour à certaines habitudes comme lire dans mon lit le soir, prendre des bains chauds, la soupe chaude, les plats mijotés, la tarte aux pommes, les soupers entre amis, le vin rouge, l’exercice ou des cours comme la natation ou le yoga.

Parce que l’été je ne suis pas trop active, je ne bois presque pas d’alcool ou parfois du rosé, je ne me prélasse pas dans un bain ou rarement, je ne sais jamais quoi manger car rien ne me tente.  En bonus je dors mal, je me couche tard parce que le soleil se couche tard aussi.  Je ne dors pas tard le matin…

Le problème avec l’été c’est que même tout nu il fait chaud!  L’hiver, lorsque l’on prends le temps et les moyens de s’habiller chaudement c’est très confortable!  Et boire une boisson chaude quand il fait froid dehors et qu’on constate la fumée qui s’en dégage je trouve ça vraiment séduisant.

L’automne c’est l’Halloween, les téléromans (quoi que j’en regarde peut-être deux…), les activités.  Puis l’hiver arrive et c’est la première neige, Noël et ses préparatifs, la beauté du sapin, la musique jazzée, la bouffe et les visites.  L’hiver a quelque chose de reposant et de calme et ça m’apaise beaucoup dans la vie de fous que l’on mène.

Il m’arrive de contempler la beauté des flocons qui tombent sans rien dire dans un silence absolu.  Il m’arrive de tomber amoureuse de l’amour qu’à vivre ce moment.  La neige me fascine.  Surtout lorsqu’elle tombe en quantité phénoménale.  N’avez-vous pas remarquez l’euphorie des enfants lors des tempêtes?  Cette euphorie m’habite encore même si elle a son lot de désagréments.

Oui, vraiment là je commence à reprendre vie tranquillement pas vite…

Plus vite que toi

Aujourd’hui tout doit être rapide:

Internet doit aller vite, notre ordi doit aller vite.

Un souper vite fait.  Du magasinage vite fait.  Un bisou à la va-vite.

Vite il faut que je me dépêche à dormir; j’ai une grosse journée demain!

Vite un rapport à remettre.  Vite la garderie va fermer.

Vite cours cours cours.

Il m’arrive de taper si vite sur mon clavier que mon cerveau n’a pas le temps de composer et je dois prendre une pause de doigt le temps que mon cerveau pense!

Et puis aller vite, quand nous sommes fatigués, épuisés, à bout, ce n’est pas toujours productif.  Nous faisons des erreurs et tout est à recommencer.

Mais voyez-vous, nos patrons en veulent plus pour leur argent.  J’ai maintenant plus de clients à m’occuper avec moins de temps.  C’est comme ça partout.  On coupe!

Alors faut-il s’attendre à continuer d’avoir autant de qualité dans nos services et dans nos biens que nous achetons?

Euh permettez-moi d’en douter!

Alors vous avez le choix: vite et croche ou lent et bien fait.

Qualité ou quantité?

Moi je suis habituée de livrer en quantité.  Parce que je vais naturellement vite.  Mais pour la qualité on repassera!

Non en fait je tente de bien faire quand même mais j’ai cessé de vouloir la perfection et j’accepte sans problème les choses moins bien faites.

Pour les insatisfaits, ben vous repasserez!

Vite, allez lire vos prochains blogues… pas le temps de laisser de commentaire! 😉

Philosophie de l’équilibre

Est-il possible de trop aimer?

Est-il possible de ne pas assez aimer?

Est-il possible de ne jamais se sentir assez aimé?

Est-il possible de se sentir trop aimé?

Peut-on être trop exigeant dans nos attentes?

Peut-on ne jamais avoir d’attentes?

Existe-t-il une réalité à nos fantasmes?

Existe-t-il un fantasme à nos réalités?

Être seul est-il catastrophique?

Ne jamais pouvoir se retrouver seul est-il sensé?

Être en couple est-il catastrophique?

Peut-on avoir trop d’amis?

Peut-on être trop seul?

Peut-on mourir de bonheur?

Peut-on mourir de peine?

Peut-on vouloir la paix?

Souhaite-t-on vraiment la guerre?

Peut-on vouloir le chaos total?

Peut-on vouloir un ordre absolu?

L’équilibre.  C’est l’équilibre qu’il faut dans tout pour vraiment être bien.

L’équilibre s »obtient avec le bonheur ou le bonheur s’obtient avec l’équilibre?