Un cadeau de petit bonheur…

Il y a parfois des gens qui tentent de nous faire plaisir.  De trouver une façon de nous épater.  C’est toujours agréable de se faire offrir des fleurs, ou du chocolat, ou un voyage, ou une maison ou une voiture!  Mais moi, bien que si vous désirez me faire don d’une voiture je ne refuserai pas mais, un petit bonheur tout simple et qui me rend fébrile c’est: un livre.

Pas n’importe quel livre.  Un livre qui veut dire quelque chose.  Un livre qui a une signification.  Un livre que seul le donneur et le receveur peuvent comprendre en échange d’un clin d’oeil.

Cette semaine je suis allée chercher le courrier (le courrier est livré dans une station de boîtes aux lettres au coin de la rue).  Il y avait un colis à mon nom.  Tout petit.  Pas très gros.  Provenant d’un site internet qui vend des livres. 

Parfois il m’arrive d’oublier que j’ai commandé quelque chose.  Mais cette fois, je suis certaine: je n’ai rien commandé. 

J’ouvre le paquet.  J’y retrouve un livre.  Inconnu.  Le titre ne me dit rien.

Je réfléchis et je me souviens…

Rien ne me fait plus plaisir que de recevoir un livre.  Un livre qui porte un message codé…

Recevoir un livre veut dire beaucoup pour moi.  C’est comme la main qui nourrit mon cerveau…

C’est fort non?

Merci ma Belle

Prendre l’avion…

Prendre l’avion.  Prendre l’avion ça fait « in ».  Prendre l’avion ça veut dire qu’on part vers une destination.  Un voyage.  Vers l’inconnu.

Aujourd’hui, prendre l’avion n’est plus un luxe comme il y a 40 ans.  Aujourd’hui presque tout le monde a déjà pris l’avion une fois dans sa vie.

La première fois que j’ai pris l’avion c’est en 1974.  Ça fait longtemps hein?  Non pas que je suis vieille (en tout cas je ne trouve pas!) mais c’est que j’ai pris l’avion pour la première fois à 2 ans. 

Papa est Français.  Il était donc normal que la grand-mère paternel puisse voir la belle blonde frisée que j’étais.  Zéro souvenir.  Papa travaillait pour une compagnie d’aviation.  Nous avions de bons tarifs pour voyager.  J’ai voyagé souvent dans ma jeunesse.  Souvent pour cette époque là.

Parfois encore aujourd’hui je prends l’avion.  Plus souvent pour un vol Montréal-Toronto.  Des vols locaux.  Pour le côté rapide.  Rien de plus.

Je déteste prendre l’avion.  Je n’ai pas peur du tout.  Je dors la nuit d’avant.  Je dors dans l’avion (sauf les fois où j’ai eu l’honneur d’avoir un enfant devant ou derrière moi – lire « propos sarcastiques » ici!).

Suis-je la seule?  D’abord voyager c’est souvent une torture pour moi.  Pas rendu là-bas.  Non.  Le voyagement tout court.  L’aéroport.  La foule qui s’y trouve.  Il y a des gens qui, parce qu’ils voyagent, pensent qu’ils sont des divas ou des bien nantis.  Aujourd’hui tout le monde peut voyager avec grosso modo 500$ (mais je ne garantie pas où vous aller vous retrouver!!!!).  Dans un aéroport tu as de tout: des arrogants, des nerveux, des monsieur-madame tout le monde, des enfants fatigués, des vieillards, des handicapés, des étudiants, des Noirs, des Jaunes, des Blancs, des Mauves, des Verts.  Tu as de TOUT.

Je viens de passer les douanes.  « Rien à déclarer? »  » Heu non rien à déclarer ».  Mes yeux gris, mes cheveux blonds ne font pas de moi une terroriste trop épeurante.  Je passe comme si de rien n’était.  Mais l’attente est parfois longue.  Parce que le gars qui est  juste en avant de moi, oui lui qui avait une longue barbe, peut-être un turban ou un teint plus doré n’a rien non plus à se reprocher, mais lui il est dans la classe cible!

Après avoir respiré 12 fois et répété dans ma tête mille mantras appris dans mes cours de yoga de l’automne dernier je conserve mon calme.

C’est maintenant l’heure de l’embarquement:

« tous les passagers qui ont leur siège de 50 à 55 veuillez vous présentez à l’embarquement »

TOUS les passagers se ruent devant l’hôtesse.

Parfois certaines se fâchent et leur répète: « non Monsieur votre banc est le no 32, vous ne passez pas ».  Et Monsieur s’obstine.  C’est là que je me dis que j’aime ma job finalement…

Moi c’est pas compliqué: je continue de lire mon roman que je me suis procuré dans le bookstore de l’aéroport.  C’est ennuyeux à mourir mais j’essaie de me convaincre que ça va être bon.  Je me lève quand ils sont sur le point de fermer la porte.  Comme ça quand je rentre dans l’avion, tante Georgette est bien installée, attachée, pris son valium et dort déjà!

Je m’assois.  Prend mon trou.  Suis les consignes, écoute distraitement les conseils de sécurité.  La boule se forme dans mon estomac.  À chaque fois.  Je n’ai pas le trac.  J’ai juste une boule comme ça qui est désagréable.

L’avion se déplace sur la piste.  Nous attendons notre tour pour le décollage.  La tour de contrôle est dans le « jus ».  10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 on part.  Moteurs au max.  Tout brasse dans l’avion.  Personne ne parle.  Tout le monde prie.  Même les athées se mettent à prier!  Puis le nez de l’avion lève.  On décolle pour vrai.  La ville de départ devient de plus en plus petite.  Je le sais, j’ai toujours la place près du hublot.  C’est pratique pour dormir…

Dès que nous atteignons la vitesse de croisière, la boule part.  C’est comme si j’étais assise dans un train.  J’enfle un peu durant le vol.  Sensation désagréable mais je suis loin de doubler en volume!!! Je bois de l’eau.  Beaucoup d’eau.  Pour me donner une excuse pour me lever.  Pour me dégourdir les jambes jusqu’aux toilettes et attendre 15 minutes debout.

La fin du vol approche.  Il faut s’attacher.  L’atterrisage est imminent.  Je n’ai pas de boule dans l’estomac.  Pourtant je devrai car c’est souvent à l’attérissage qu’un avion se met à brûler, exploser ou autre accident malheureux!!!  Je suis positive.  J’ai une pensée pour les gens que j’aime.  Je n’ai pas peur.  Mais juste au cas.  On est jamais trop prudent.  Puis je pleure en silence.  Comme à chaque fois.

J’ai beau avoir mis 6 gommes dans ma bouche et avaler au compte-goutte des gorgées d’eau, rien n’y fait: les oreilles me bouchent.  Puis ça tire.  C’est douloureux.  Je m’ennuie de ma mère dans ces temps là.  Je voudrais qu’elle soit là pour me bercer.  Mais j’ai mal.  Mes pieds frétillent.  Je veux descendre au plus christ…

J’haïs prendre l’avion.  Si ça se trouve, un jour j’irai visiter le Vietnam.  Mais j’irai en bateau… oui en bateau mes amis!

Juste pour éviter la boule du départ et le mal d’oreille de l’attérissage.

Suis-je la seule qui n’aime pas prendre l’avion? 

Même après toutes ces années.  J’évite même l’avion Montréal-Toronto quand je peux.  De toute façon même si en train c’est plus long, au bout du compte c’est pareil car le train fait le trajet en 4 heures.  Quand je prends l’avion avec l’attente à l’aéroport, les délais de vol etc… j’ai vu des collègues arriver tard après moi qui était dans le train.

Ils ont bien ri de moi au départ…

Mais j’ai eu de la compagnie pour les voyages subséquents dans le train!!!

J’haïs l’avion.  Fallait bien que mon père y travaille toute sa vie pour que j’haïsse ça autant!

Bon vol mes amis!

Je rêvais de l’hiver…

Secrètement je rêvais de voir, pour une dernière fois, un tapis blanc sur mon gazon.  Une petite couche de neige qui embellit l’entourage.  Une touche de froid qui nous conserve.  Un petit cadeau juste pour moi, juste avant mon calvaire qu’est l’été.

J’aime bien l’été avec les sandales, les tenues légères, la facilité, la farniente.  Mais l’hiver a quelque chose de plus grandiose, de plus majesteux, de plus calme.

L’hiver a quelque chose de romantique; les feux de foyers, les doudous en plume, l’alcool qui goûte meilleur, le contraste chaud-froid des bains nordiques, le ski de fond, la raquette, les joues rouges, les boissons chaudes… Non???

Je sais, vous êtes 90% à hurler de douleur devant ce paysage blanc que vous croyiez parti pour les 7 prochains mois…

Il faut toute sorte de monde pour faire un monde!

Mon attirance…

Depuis longtemps je suis fascinée par l’Asie.  Par le Vietnam plus précisément.  Je ne peux expliquer pourquoi.  Il n’y a pas de lien.  Pas d’événement.  Ça m’attire c’est tout.  C’est comme ça.  C’est ancré en moi.

Je suis présentement à la lecture d’un livre admirable. 

Admirable par sa sensibilité.  Admirable par la qualité des mots choisis pour décrire une vie.

 Il s’agit du titre Ru de Kim Thúy.  Je l’ai découverte lors de son passage à Tout le monde en parle il y a quelques mois déjà.

 Elle est Vietnamienne d’origine mais a immigré au Québec quand elle était enfant.  À Granby plus précisément.

Son livre nous partage ses souvenirs d’enfance de son passage de sa vie d’ailleurs à la vie d’ici.

 Dès les premières pages j’ai été bouleversée.  J’ai dû contenir mes larmes à plusieurs reprises.  Je lisais dans un lieu public. 

 C’est un livre que j’ai emprunté à la bibliothèque de mon quartier.  J’ai attendu longtemps que mon tour arrive pour accéder à une copie.   

Je veux me le procurer.  Parce que c’est indescriptible.  Parce que c’est à mes yeux, une œuvre.  C’est une ouverture vers le monde.  C’est un partage sans attente.  La lecture du livre est riche en émotion.  Pas en action.  En émotion pure et dure. 

Je vous cite une partie du livre qui m’a émue au plus haut point ce matin :

 « Si une marque d’affection peut parfois être comprise comme une offense, peut-être que le geste d’aimer n’est pas universel : il doit aussi être traduit d’une langue à l’autre, il doit être appris.  Dans le cas du vietnamien, il est possible de classifier, de quantifier le geste d’aimer par des mots spécifiques : aimer par goût (thích), aimer sans être amoureux (thu’o’ng), aimer amoureusement (yêu), aimer avec ivresse (), aimer aveuglement (mù quáng), aimer par gratitude (tình nghĩa).  Il est donc impossible d’aimer tout court, d’aimer sans sa tête. »  (p.104)

J’ai trouvé ça beau.  Il faut être dans le contexte où elle explique l’importance de la tête pour les Vietnamiens.  Parce qu’elle dit que « l’amour vient de la tête et non pas du cœur… il suffit de toucher la tête d’un Vietnamien pour l’insulter, non seulement lui mais tout son arbre généalogique » (aussi p. 104) 

C’est donc un autre coup de cœur que je vous livre.  Si j’étais Vietnamienne, ça serait un coup de tête!

 À lire, à relire, à conserver près de son cœur pour revenir à l’essentiel de la vie.

Un traiteur s.v.p.

Ma gang qui sait tout… oui oui toi qui lit là.  Pis l’autre juste à côté.  OUI fait pas semblant: TOI!

Auriez-vous des suggestions de traiteurs?

Je me cherche un traiteur pour un cocktail d’environ 65 personnes.  Je voulais m’éviter de tout préparer.  Je ne veux pas payer 20$ par personne.  C’est comme un « 5 à 7 ».  Donc peut-être crudités, fromages, petites bouchées…

Dans la région de Montréal ou Rive-Sud.

L’encan est ouvert!!!

La ligne de l’infidélité

Ça fait un bout de temps que je voulais écrire sur l’infidélité.

J’ai d’abord trouvé le sujet délicat.  Pour toute sorte de raisons.

Mais l’infidélité fascine.  N’êtes-vous pas les premiers à lire un début d’article en y voyant ce mot?

Personne n’est infidèle mais pourtant les chiffres disent autrement.  Et nous serions tous surpris de savoir que les statistiques sont quand même assez élevées.

Mais c’est quoi une infidélité?  Qu’est-ce que c’est pour vous?

La pensée d’une autre personne? Un flirt sans conséquence et sans contact physique? Ou comme Clinton : « une pipe ça ne compte pas comme une relation extra conjugale! », un baiser?

C’est quoi la vraie ligne qui trace l’infidélité?  Y a-t-il seulement une ligne?

Pardonneriez-vous une infidélité à votre conjoint?

J’ai lu beaucoup d’articles là-dessus.  Quelque part ça me fascine.  J’ai souvent voulu comprendre pourquoi les gens étaient infidèles.  Pourquoi il y avait des cocus.

L’infidélité chez la femme est différente de chez l’homme. 

La femme veut se sentir désirée, elle veut d’abord plaire.  Si une femme sent qu’elle ne plaît plus à son conjoint, qu’elle ne le fais plus vibrer, qu’elle se sent acquise, il y a un désir (conscient ou inconscient) de vouloir séduire.  Si le conjoint ne répond pas aux demandes répétées, il y a des chances que cette femme ait des envies de voir ailleurs.  Pour se faire séduire, se sentir importante, intéressante et valorisée aux yeux de l’autre.

Chez l’homme il semblerait que l’infidélité est plus complexe dans le sens que c’est plus souvent pour combler un besoin physique innassouvi (comme une partenaire qui ne veut pas faire certaines choses au lit, ou qui refuse les rapprochements ou que la quantité de relations soit insuffisantes) .  Il se peut aussi que le désir de vérifier s’il plaît encore soit présent aussi et que ce ne soit pas que physique.

Parfois je me suis demandée pourquoi l’être humain aurait besoin d’avoir une relation fidèle avec son conjoint.  Y-a-t-il des animaux qui soient fidèles?  Surement mais ce n’est pas la majorité.

Vous me direz que nous ne sommes pas des animaux.  C’est vrai.  Nous avons la capacité de réfléchir, d’analyser, de comprendre certaines choses.  Nous avons des émotions.

Ce n’est que moi et je me trompe peut-être mais j’ai pensé que cela pouvait venir de notre éducation religieuse et de la médecine.

Avoir plusieurs partenaires augmentent les risques de maladies.  Autrefois, guérir les ITS n’étaient pas comme aujourd’hui.  Être infidèle pouvait causer un problème de santé collective.  Les condoms et les médicaments ont réglés la situation d’aujourd’hui.

N’empêche les raisons qui poussent les gens à être infidèle sont nombreuses. 

Être infidèle c’est d’abord se mentir à soi-même.  C’est de refuser d’admettre que quelque chose ne va pas.  C’est de refuser de trouver des solutions et de travailler sur son couple pour que ça fonctionne.  C’est d’avoir perdu l’espoir que c’est encore possible d’aimer cette personne.

Mais alors pourquoi ne pas la /le quitter?

Les enjeux sont parfois plus grand: les enfants, la maison, les voitures, le statut social.

La peur est trop grande de tout perdre et de recommencer à zéro.

Sommes-nous trop attaché au matériel, sommes-nous trop capitalistes?

Je vous pose beaucoup de questions.  Beaucoup de questions qui n’ont pas de bonnes réponses.

Oser en parler – anonymement si vous voulez.

Je suis curieuse de vous entendre.  Oui vraiment curieuse de savoir…

Fol allié – la critique!

C’est en bloguant sur un blogue d’un blogue d’un autre blogue que je me suis retrouvée sur le blogue de PATRICK DION.  Oui oui c’est souvent comme ça que je découvre de nouvelles lectures…

Avant le blogue je ne connaissais pas la personne.  Ni l’auteur.  Normal c’est son premier livre.  Je ne le connais toujours pas personnellement.  C’est une de mes nombreuses connaissances virtuelles.

J’étais intriguée.  D’abord de pouvoir être aussi proche (virtuellement) d’un auteur à l’aube de la sortie de son premier livre rendait l’expérience encore plus « télé-réalité » (dans le bon sens – plaisir de voir en direct les craintes, l’état d’âme d’une personne à un moment déterminé).

Et puis quelque part je l’enviais.  L’enviais d’avoir écrit.  D’avoir trouvé une maison d’édition. D’avoir une idée.  Ça rendait à mes yeux le métier d’auteur plus accessible même si ce n’est pas évident.

Quelque part aussi, je voulais, en achetant le livre, encourager une personne qui me semble familière, facile d’approche, sympathique et qui n’a pas peur des mots et des conséquences.  Un auteur d’ici.

Alors voilà pourquoi je voulais vous parler du livre que j’ai lu dernièrement: FOL ALLIÉ de Patrick Dion.

Tout d’abord j’ai été charmé par le concept de la bande-annonce avant la sortie du livre.  Innovateur tout simplement.  Fallait y penser.  Un concept marketing qui va sûrement s’étendre dans un futur pas si lointain.  Même si la critique sur la bande-annonce était mitigée: certains trouvaient que ça enlevait à l’imagination du plaisir de la lecture; comme si le « punch » était vendu (pas vraiment à mon avis).  D’autres n’ont eu qu’une envie: de vouloir en savoir plus, de vouloir lire le livre.  J’ai été de ces personnes là.  J’ai personnellement trouvé que ce coup de théatre en bien comme en mal était une bonne publicité somme toute (parlez en bien , parlez en mal l’important c’est qu’on en parle est une devise qui parle d’elle même!)

Voilà j’arrive au vif du sujet: LE LIVRE.

J’ai commencé à le lire comme presque n’importe quel autre livre qui se retrouve sur ma table de chevet: sans attente.  J’avais déjà oublié la bande-annonce.  Je n’avais aucun personnage pré-fait en tête.  Je partais sur une aventure qui s’est avérée trop courte.

Au début, je me souviens d’avoir aimé le style.  Puis certains soirs (je lis toujours avant de dormir environ 30 minutes) je trouvais ça lourd.  Lourd dans les émotions.  Lourd pour mon âme.  Lourd de lire la souffrance d’un homme – qu’elle soit réelle ou non.

Je ne suis pas habituée à ça.  Pas habituée de me voir livrée comme ça , à nue devant l’âme d’un homme.  Ça me déstabilisait.  Ça me dérangeait.  Quelque part je ne voulais pas en entendre parler mais je voulais savoir.  Je ne pouvais pas laisser le livre là.  J’aurai eu l’impression de laisser tomber le personnage.

L’émotion est toujours présente.  Intense.  C’est parfois difficile d’être aussi proche des émotions d’un homme.  Je n’étais pas prête à ça. 

J’ai aimé la chronologie du livre.  Même si parfois j’ai trouvé que le personnage principal était trop seul et j’aurai voulu voir arriver des personnages nouveaux au passage.  Ça explique peut-être un certain malaise de ma part face aux blessures d’amours et aux mots parfois trop crus qui venait me chercher.

La fin est sublime.   Inattendue.  Bien sûr je ne vous donnerez pas le clou final!

J’ai été parfois mal à l’aise.  J’avais l’impression d’en savoir trop.  Je voyais Patrick Dion lui même dans sa déchéance.  Reste qu’un roman c’est une fiction.  Mais il y a toujours une part de nous, même voilée, dans nos écrits. 

Je ne sais pas si j’aurai osé signé un livre après m’avoir livré avec autant d’intensité.

L’auteur est unique dans son écriture.  Dans le style.  J’avais parfois l’impression de lire du Alexandre Jardin.  Peut-être juste à cause de la peine d’amour.  J’ai aussi eu l’impression de retrouver un peu de Marc Lévy.  Mais même si je le compare à ces auteurs, je suis fière de vous dire que c’est un gars d’ici – du Québec.  Et que même si, à mon avis, j’y vois quelques ressemblances, il est unique tout simplement.

Un auteur qui gagne à être connu et qui, j’ose espérer, saura nous pondre un nouveau roman tout aussi touchant sans tomber dans la répétition de quelque chose de trop semblable à son premier.

J’ai aimé.  J’ai adoré.  Je mets un gros « coup de coeur » sur le livre.  Vous DEVEZ le lire.  Juste pour vous déstabilisez un peu…

Ben quoi, allez-y le chercher votre exemplaire!  Attendez pas jusqu’à Noël…

P.S. je tiens à préciser que je ne connais pas l’auteur, que ma « critique » ne sont que mes humbles opinions et que je le fais pour le plaisir de vous partager de nouvelles lectures!

Et si Patrick Dion me lit: À quand ma dédicace de ton livre???

Comment ça va? Bien…et toi?

Tous les jours nous nous faisons demander la question qui tue: COMMENT ÇA VA?

Et plus souvent qu’autrement nous répondons par un « Bien … et toi? »

Parce que imaginez-vous que vous demandez cela à quelqu’un et qu’elle vous répond :  » ça va mal »

Pendant une seconde vous figez.  Petit moment d’inconfort.  Pire encore si la personne devant vous commence à vous raconter ses malheurs.

En fait, vous, vous demandiez comment ça va parce que c’est une formule d’usage, une formule de politesse, une formule d’entrée pour poursuivre la conversation.  Vous ne vouliez pas vraiment avoir le détail du pourquoi ça va mal.

Alors, comme 99% des autres personnes, je réponds que ça va bien.  Même si ça va mal.  Juste pour ne pas créer de malaises.  Juste pour ne pas m’étendre sur la place publique.

Et puis un jour:

-« Comment ça va »

-« Bien… et toi?

-« Bien.  T’é certaine que ça va bien? »

– » Ah pis de la marde. Non ça va mal.  On a pas le droit de répondre ça mais ça va super mal.  Mais c’est pas grave parce qu’en ce moment je profite du moment présent et juste ta compagnie ça me fait du bien. »

Rires contagieux de mon interlocuteur.

Alors, vous pouvez continuer à demander aux autres COMMENT ÇA VA… mais c’est à vos risques et périls.  Vous aussi vous pourriez vous faire surprendre par quelqu’un qui a un « bad hair day »!!!

Le démon du Midi à 22 heures

Un an c’est long.  En un an, nous avons le temps de réfléchir, d’évoluer, de faire un travail d’introspection. 

Un enfant change les perspectives.  Ça nous sort de notre zone de confort.  Ça nous déstabilise. 

Ces derniers jours plus que jamais, je réalise que je ne suis pas à ma place.  Je vis une vie.  Mais ce n’est pas la mienne.  

J’avais à peine 5 ans.  Dans mes souvenirs de la maternelle, tout ce dont je me souviens c’est de la gouache que nous faisions sur du papier glacé.  Nous étendions la gouache sur la feuille, puis avec nos doigts, nous faisions des dessins.  Je détestais les jeux avec les autres petites filles qui jouaient à la poupée.  Moi je voulais faire des dessins, du bricolage.  J’avais fais une mariée avec un rouleau vide de papier de toilette et des mouchoirs en guise de voile.  Je trouvais ça beau les robes de mariée.  Et celle de Cendrillon aussi.  Mais je me foutais pas mal du Prince Charmant; j’aimais la robe c’est tout. 

Puis au primaire je n’aimais pas particulièrement les chiffres.  Sauf pour essayer de les écrire dans différents styles! J’aimais écrire.  C’était comme faire du dessin avec chaque lettre.  J’aimais les livres.  En rentrant dans une bibliothèque un jour j’ai eu envie de lire tous les livres qui s’y trouvaient.  Je ne pouvais pas choisir un sujet précis.  C’était mes premiers amours.  Je les tenais dans mes bras, serré contre ma poitrine.  Je protégeais mes livres contre les agressions des gens.  Ne touchez pas à mes livres…

Au secondaire, j’aimais mes cours d’art plastiques et mes cours d’art dramatique.  J’étais bien.  Je n’avais pas l’impression de travailler ou d’étudier.  J’étais juste dans mon élément.  Je n’avais pas des supers notes.  Mais j’étais bien.

Puis quand est venu le temps de choisir ce que je ferai de ma vie je rêvais de l’art.  Comme bien des petites filles, je rêvais d’être actrice.  Je rêvais de chanter.  Je rêvais de design.

Pour mes parents, l’important c’était que je gagne bien ma vie.  Étudier en design de mode était égal pour eux à devenir couturière dans une manufacture au salaire minimum toute ma vie.  Pour eux c’était égal à dépendre des autres financièrement.  Et surtout des hommes.

Depuis la naissance de mon fils je réalise.  Je réalise que j’ai passé à côté de quelque chose dans ma vie.  J’ai passé à côté de qui je suis vraiment.

J’ai réussi.  J’ai une bonne job avec des conditions enviables.  Un salaire intéressant même si ce n’est pas le GROS salaire.  Je ne dépend pas de personne. 

Mais j’ai un démon du midi qui me chicotte tous les soirs à 22 heures….