conversation d’ascenseur

L’ascenseur sonne.  La porte s’ouvre.  J’y entre.  Il y a une personne.

Je le regarde du coin de l’oeil.  Puis baisse les yeux.

Il a dû me regarder du coin de l’oeil aussi.

Il ressemble à quoi?  Aucune idée.  J’ai juste regardé du coin de l’oeil si je connaissais la personne.  Non? Merci bonsoir… je repars dans mes pensées.

(Dans ma tête): Je me demande pourquoi il va au 8ième?  C’est quoi donc au 8ième étage qu’il y a comme entreprise?

(Dans sa tête): Je me demande pourquoi elle va au 5ième étage? C’est quoi donc au 5ième étage?

Vide….

Vide…

Vide…

La porte s’ouvre, je sors.  La porte se referme.  Je ne reverrai plus jamais cet étranger.  Demain ce sera une autre étrangère que je croiserai dans ma vie.  Un inconnu.  Une inconnue. 

Ainsi va la vie – les humains se croisent sans se connaître.  C’est tout.

C’est weird hein?

C’est trop n’importe quoi!

Aujourd’hui je m’inspire de mes stats!  Parce que quelqu’un quelque part veut savoir comment parler snob.

Oui oui c’était dans les critères de recherches de mon blogue… Je trouve ça bizarre que ça tombe chez nous!  Tsé comme si j’étais snob moi… en tout cas!

Et puis pourquoi pas si ça peut en aider certains!

D’abord je dois vous dire que j’ai de l’expérience en la matière.  Non non moi personnellement je ne pratique pas le snobisme mais n’oubliez pas : JE SUIS AU CENTRE-VILLE de Montréal!

J’ai des collègues (heureusement pas tous) qui se prennent pour d’autres et qui jouent bien la comédie. 

Mon premier conseil:

  • Pour vraiment bien parler snob, faut d’abord s’habiller snob.  Pas question de porter des vêtements bas de gamme.  Votre ensemble total (souliers, chandail, pantalons, accessoires, bijoux) doivent valoir minimum plus de 1000$ … taxes incluses
  • La coupe de cheveux soigné est de mise.
  • Les ongles des mains et des pieds aussi.

Voici quelques exercices préliminaires à faire avant de commencer votre journée en language snob:

  • Avec votre bouche dites des « OUa » exagérés; non mais faudrait surtout pas que votre mâchoire lâche en pleine conversation!

 

  • Toujours avec votre bouche, dites des « i » prolongés

Vous êtes maintenant prêt à parler snob.  Pour se faire, vous n’avez qu’à parler avec les lèvres légèrement pincées, garder la tête haute (les snobs ne regardent jamais parterre).  Il n’est pas nécessaire de prendre l’accent français.  Mais n’oubliez surtout pas d’utiliser des adjectifs ou adverbes peu communs ou moins utilisés dans le language courant. 

Quelques adverbes en exemple:

acquiescement, dogmatiquement, bigrement, derechef, gorge-de-pigeon, immuablement, indubitablement, ingénument, irrévérencieusement, obséquieusement.

Et voici quelques adjectifs:

Libidineux, quelconque, insignifiant, cataclysmique, mirobolant, négligeable.

Toutefois, sachez la signification de chacun avant utilisation.  Sinon vous ne passerez pas pour snob mais plutôt pour un ignare…

Autre conseil: si vous commencez à parler snob, aviser votre entourage immédiat d’avance.  Ainsi ils n’auront pas de suprises et ne vous regarderont pas d’un air insignifiant.

N’hésitez surtout pas à m’écrire si jamais vous doutez encore de vos capacités!

Il me fera plaisir de rire de vous vous aider!

Une journée dans la jungle

Jour 1

 Voilà c’est fait!

 J’ai mis les pieds dans la jungle.  

 Beaucoup de monde.  Environ 125 employés à saluer.  Même histoire que j’ai répété sans cesse.  Les gens sont accueillants.

 J’étais nerveuse.  Ça c’est moi tout craché.  Une première fois, une première journée, une première rencontre ça me rend toujours nerveuse.  Et pourtant…

 Je dois avouer que j’ai la vie facile.  D’abord pas de clients à m’occuper avant le 1ier mai.  Somme toute j’ai l’impression de servir de décoration.  C’est tant mieux.  Ça me permet de me remettre dans le bain sans trop de tracas.

 Le plus difficile : d’être loin de Petit Hom.  Il est habitué d’aller à la garderie.  Il y passait déjà quand même presque toute sa journée (de 8h/8h30 à 16h) depuis quelques semaines question de s’adapter.  Mais j’étais à 10 minutes.  Prête à aller le chercher n’importe quand au besoin.  Là je suis loin.  Ça me prendrait au mieux 25 minutes en taxi si ce n’est pas l’heure de pointe pour m’y rendre.  Et un bon 45 minutes si ce n’est pas 1 heure en bus.  

 Pour faire exprès, sa toux s’est intensifiée au cours du week-end.  Et il se frotte les oreilles… 

 Ce soir ce sera direction la clinique.  Et l’attente. 

 Car Petit Hom est curieux.  Il ne veut pas dormir à la garderie.  Il dort 2 fois par jour entre 20 et 30 minutes.  Parfois 1heure.  Mais c’est rare.  Alors quand je suis allée le chercher hier il est tombé endormi dans la voiture.  Il a dormi 45 minutes et ne s’est même pas réveillé en sortant de l’auto…

 Sinon j’assimile le Centre-Ville.  Non le Centre-Ville m’assimile!!!! Et je me prépare à vous concocter des petits billets de la jungle urbaine!  J’ai trop hâte…

 Je m’ennuie déjà de vous tous…

Je sors du garde-robe!!!

Demain c’est le 22 mars.  Demain je sors de mon garde-robe.  Finis les journées en jeans, finis les jours en souliers à talons plats.  Finis les journées avec mon ti kit de jogging .

Demain c’est le retour des jupes, des robes, des tailleurs, des pantalons habillés, des bottes hautes et des souliers à talons hauts.

Finis les cheveux attachés à la va-vite.  Fini le maquillage subito-presto en 1 min 40 secondes.

Finis « avoir le temps de »…

Parce que demain le 22 mars c’est le retour au travail.  Comme ça.  Tout bêtement.  Sans chichis.  Retour au boulot pour les 27 prochaines années!!!! Ichhhhhhh… vu comme ça, ça fesse dedans!

Mais, d’ici peu, vous aurez droit aux nouvelles chroniques du Centre-Ville!  Ça ça va être drôle… 😉 

Stay tune

Et si… je gardais tout ou jetais tout!

Pour moi le ménage du printemps dure toute l’année.  Je n’ai pas le courage de passer à travers la maison au complet pour faire le tri de tout ce que nous avons.  Bientôt viendra le temps de la super vente de garage de ma ville.  Évènement très couru car à chaque année je maudis ce samedi qui me prends 20 minutes pour aller à l’épicerie qui est à 5 minutes de chez nous. 

Je suis de celle qui aime jeter.  Vraiment.  Je n’ai pas peur de donner des vêtements que je ne porte plus.  J’ai aimé.  Ça a fait une époque de ma vie.  Je passe à autre chose. 

Mais il y a une chose que j’ai bien de la difficulté à me débarrasser: mes livres scolaires.  Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais il est impensable pour moi de donner ou jeter mes livres d’études.  Surtout ceux du Cégep et de l’Université.  Je ne parle pas des cahiers de cours ou de syllabus.  Je parle de ces gros livres à couverture souvent rigides, ces livres imprimés par des maisons d’éditions.  Ces gros cartables aussi ou les livres de droit comme un vieux code civil (qui a probablement changé milles fois depuis!)

Je ne sais pas pourquoi.  Comme si j’avais peur, en les jetant ou les donnant, de laisser de côté tous mes acquis académiques.  Comme si c’était LA preuve que j’ai bien fais tel et tel cours.

Pourtant, qui de vous, cher lecteur, allez relire ces livres? Quand allez-vous les consulter dans le cadre de votre travail par exemple?  Ça sert à quoi de les garder?  Surtout que j’ai terminé mes études en 1996…

Est-ce le temps pour moi de faire le grand ménage de ma documentation académique?  Où gardez-vous ces livres?  Bien en vue dans la bibliothèque ou dans une grosse boîte en dessous des escaliers du sous-sol???

Oui je le veux!

 AH ah… vous vous attendiez aux cloches de l’Église pour les noces hein avec ce beau titre accrocheur!  Il n’en n’est rien.

Ces derniers temps je trouve que la dépense n’arrête pas… il est grand temps pour moi de retourner au travail pour renflouer les coffres de mon compte en banque!  Mais depuis l’an passé je rêve d’acheter ce beau carosse dit le Cougar de la marque Chariot.  Le hic? Le seul hic c’est le prix exhorbitant!  Oui il est hors de prix.  Ça m’écoeure de le vouloir autant et de ne pas pouvoir suivre les spéciaux et attendre de le retrouver en vente.  Car cet item ne vient jamais en vente.  Ça c’est comme les Mercedes; tu ne les vois jamais en solde!!!

Et c’est considéré comme la Mercedes des remorques à vélo.

Même dans les annonces classés, s’il vient qu’à avoir une annonce il reste 3 minutes!  Ça part plus vite que ça peut rouler!

C’est donc un investissement à long terme puisque la revente est possible et même presque profitable.  Au bout du compte ça ne revient pas si cher si l’on peut le vendre à bon prix.  C’est aussi un investissement amorti sur 5 ans.  Mais … le grand MAIS, c’est 850$. 

La question qui tue: allons-nous faire assez de vélo pour cela?  Allons-nous l’utiliser au maximum?  Je pense qu’à ce prix-là je serai gênée de le laisser dormir dans le garage…

J’espérais peut-être un petit retour d’impôt comme les années précédentes pour pouvoir en payer une bonne partie.  Il n’en est rien: je dois payer des impôts cette année!  Et ça aussi ça m’écoeure.

J’essaie donc de regarder d’autres remorques.  Mais chaque fois y’a quelque chose qui bogue.  Vous savez si vous essayer un produit haut de gamme, après ça t’a beau essayer de te convaincre que la Hyundai pourrait faire l’affaire, y’a toujours une petite insatisfaction.

Alors venez en grand nombre me faire part de vos propres achats pour la remorque à vélo.  L’avez-vous la Chariot?  Regrettez-vous d’en avoir acheter une autre?  Qu’est-ce que vous aimez ou n’aimez pas de votre modèle?

*(avec la voix d’un répondeur) Votre opinion est importante pour nous, veuillez s.v.p. nous laisser un commentaire et quelqu’un sera avec vous dans un instant!!!

Politique de retours et échanges * EDIT *

Avant de tomber enceinte de Petit Hom ça nous a pris presque 1 an et demi pour avoir le résultat positif.  Pendant ce temps j’ai mis de côté le magasinage car je ne savais jamais si le mois prochain j’allais avoir besoin de vêtements de maternité.  Je me suis fais plaisir en souliers.  C’est un peu là que j’ai développé ma passion pour celles-ci.

Après, pendant presque 9 mois j’ai porté des vêtements de maternité.  J’ai travaillé fort pour ne pas avoir l’air trop matante et me trouver des ti-kit digne du jet-set Centre-ville.

Puis après, pendant 1 an, avec bébé j’ai pris cela relax: jean t-shirt ou vêtements décontractés.

Si vous faites le calcul ça fait presque 3 ans que je n’avais pas acheté de linge.  Oui bien sûr j’ai acheté des s-shirt, des camisoles, des trucs de base ici et là.  Mais pas de belles robes, pas de tailleurs, pas de pantalons propres, de jupes  et alouette.

Je m’étais fais un mini budget pour mon retour au travail.  Question de me remonter le moral, question de me sentir à la hauteur des grandes tours urbaines.

Je suis donc partie à la recherche de mes ti-kit.  Toute heureuse, motivée comme jamais à trouver LE ti-kit de l’année!

Mais vous savez surement que : qui dit « magasinage » dit « achat » et parfois « achat » ça veut dire « achat impulsif ».  Ça c’est moi.  Ça m’arrive souvent d’acheter et après quelques jours je veux retourner l’item pour toutes sortes de raisons.

Normalement je vérifie les politiques de retours et échanges.

Mais là, je suis allée dans une boutique que je ne nommerai pas (mais qui commence par A-x-a!!!) et j’ai acheté un petit top super beau mais que je trouve que j’ai payé trop cher.  Je l’avais acheté à la va-vite vendredi dernier, vers 20h56… voyez le genre?  Puis j’ai changé d’idée.  Parce que je le trouve trop cher.  Ah bien sûr il me va super bien.  C’est sublime mais … y’a un mais.  Et quand il y a un MAIS, ça veut dire qu’il faut le retourner.

Je suis donc retournée à la boutique pour retourner l’item jamais porté, l’étiquette encore dessus, bien emballée dans son papier de soie. 

Vous vous doutez de la suite: PAS DE REMBOURSEMENT!  Juste une note de crédit ou échange!

C’est de ma faute, j’aurai dû le demander avant (chose que je fais presque toujours).  Vendredi soir il y avait trois vautours autour de moi (lire ici 3 vendeuses) qui me lichaient de compliments sur chaque vêtements que je mettais.  J’avais bien vu le jeu mais l’item que j’ai choisi m’allais vraiment bien.  J’ai succombé.

Mais je suis contre ce genre de politiques déloyales.  Remboursement dans les 5 ou 7 jours je comprends mais pas de remboursement du tout? Une chose est certaine.  Je n’irai plus jamais magasiner dans cette boutique juste à cause de cette politique de non-remboursement.  Parce que je me sens volée.  Je ne me sens pas comme une cliente de choix.  J’irai ailleurs.  Là ou l’on me laisse la possibilité d’être remboursée en totalité.

Je n’ai pas fais de scène en magasin.  J’ai ravalé ma rage et ma déception.  Au moins j’ai un beau top, à prix exhorbitant.  Croyez-moi ce top là je vais l’user à la corde!!!

Lors de vos prochains achats, pensez à demander la politique de retours.  Juste au cas.  Suffit d’une seule fois pour rager!!!

*Edit: fidèle à mes lecteurs et lectrices je réponds à la demande.  Voici le dit top pour l’été.  Il est vraiment super avec un veston et/ou un jeans étroit!  Non je ne me suis pas prise en photo avec… interdit de mettre les trucs d’été tout de suite!!!

 

L’étiquette

J’étais à l’aube de mon adolescence.  Déjà j’étais consciente de mon entourage.  De ce que je provoquais chez les autres.  De la réaction des autres.

Toute jeune j’ai été confrontée à une image qui ne me réflétait pas.  Mes parents n’étaient pas riches.  Ma mère était à la maison et mon père travaillait.  Ma mère n’a jamais eu la souciance des apparences par les vêtements.  Ou plutôt c’était mon père.  Et comme il tenait les cordons de la bourse, ma mère faisait avec ce qu’elle avait et l’influence de mon père. 

Pendant que les élèves féminines de ma classe se pavanaient avec leur chemise Polo Ralph Lauren et leur Lacoste, moi j’étais en jeans et en coton ouaté.  Souvent habillé dans les magasins à rabais.  Dans les années 80, les vêtements dans ces magasins étaient laids, sans style.  Le temps a bien révolu depuis et l’on peut s’habiller avec style sans avoir un méga budget.

N’empêche que cette période de ma vie m’a profondément marquée.  Je ne pouvais pas faire partie de cette élite.  Ces filles là ne me parlaient pas.  Et les beaux garçons ne regardaient qu’elles.  Quand on devait être choisi pour des groupes j’étais dans les dernières: les plus belles étant choisies en premier (lire les mieux habillés = les plus belles!).

J’ai appris.  J’ai appris d’autres valeurs.  J’ai appris à accepter les autres tel qu’ils étaient.  Peu importe leur culture, leurs couleurs, leurs styles.  Mon groupe d’amis étaient éclectiques.

Vers l’âge de 18 ans je ne voulais pas porter de robe ni de jupe.  Parce qu’une fois, en marchant dans la rue, des hommes qui travaillaient sur un chantier me sifflait. 

J’avais peur d’une étiquette: l’étiquette de la fille facile, l’étiquette de la fille qui flirte, l’étiquette de la « belle blonde plantureuse ».  J’avais trop lu de biographies de Marylin Monroe!!!  Loin de moi d’être aussi plantureuse qu’elle.  Mais j’avais peur d’avoir l’air de…

J’avais peur que les gens ne m’aiment que pour mon apparence.  J’avais peur qu’on oublie que je savais penser, que je savais des choses.  Que j’étais une fille intelligente et pas juste une « chose », une fille sexy.

Puis j’ai vieilli.  J’ai pris de la confiance.  Je me suis assumée pour ce que je suis. 

Mais j’ai toujours gardé en tête l’image de la fille qui n’était pas au goût des hommes.  Même si l’on m’a souvent confirmé le contraire.  J’ai souvent eu à me battre pour démontrer que j’étais pas juste « une image », une apparence aux yeux de certains.   Avec mes clients par exemple.  Une fois qu’on me connait, ça va bien.  Ça passe.  Mais il y a souvent la première impression qui fausse.

J’ai toujours détesté avoir une étiquette sur le dos.  D’être catégorisé comme étant une seule et unique chose.  C’est l’une des pires insultes pour moi.

À l’opposé, même si parfois je juge les autres (nous jugeons tous selon nos perceptions, ne serait-ce qu’un instant) j’essaie de ne pas poser une étiquette sur les gens. 

Chaque personne que l’on croise porte plusieurs étiquettes.  Et chaque étiquette n’est pas toujours en premier plan.  Certaines sont même cachées. 

C’est ce qui fait le plaisir d’apprendre à connaître les autres.

Est-ce que je vous l’ai déjà dis?  J’aime le monde, j’aime les gens.  J’aime apprendre à les connaître, à les écouter et apprendre d’eux.

Quelle(s) étiquettes pensez-vous avoir???

On m’a déjà dit que j’avais l’air snob!  Ah si ils(elles) savaient…

Cette peur de mourir

Qui n’a pas peur de mourir?

Nous savons tous qu’un jour le grand départ aura lieu.  Nous savons tous qu’un jour tout ce qui nous entouraient et avaient de l’importance n’en aura plus.

Pourtant la mort est à craindre. 

Dans un monde comme maintenant où nous n’avons pas le temps de rien, avons-nous seulement 2 minutes pour pouvoir mourir?

J’ai peur de mourir.  J’ai toujours eu peur.  Depuis l’âge de 12 ans environ.  Depuis que ma cousine, à 12 ans, soit morte de la fibrose kystique et de la leucémie.

Mais encore plus aujourd’hui j’ai peur de partir vite.  Ma peur de mourir dans un accident de la route ou subitement comme par exemple un arrêt cardiaque m’angoisse qu’à y penser.

Je crois que je préfèrerai souffrir un temps pour avoir le temps de me « préparer » à partir.  D’être en paix avec ma propre mort.

La mort ça fait peur.  Parce qu’après, où va-t-on?  Où se retrouve-t-on?  Est-ce le vide? La réincarnation? Le repos éternel?

Dans la mort il y a une perte de plaisir, de jouissance, de bonheur, d’amour.  Dans la mort il y a rien.  Point.

L’idée d’être éphèmère me déchire l’âme.  Ça augmente encore plus ma soif de vivre, mon besoin de vivre le moment présent, de vivre dans l’action et non la passivité.

S’arrêter pour y penser me fout l’angoisse. 

Avec un enfant ma peur est encore plus grande.  Je voudrais être là jusqu’à la fin des temps.

La mort physique est inévitable.  Mais dans les coeurs, tant que ceux que j’ai connu reste, j’y serai aussi. 

Mon plus grand bonheur sera d’avoir vécu.  D’avoir été.  D’avoir senti.